• Accueil
  • > Société
  • > Le scandale de l’angolagate qui plane sur la visite de Sarkozy en Angola.

21 février, 2008

Le scandale de l’angolagate qui plane sur la visite de Sarkozy en Angola.

Classé dans : Société — cabinda @ 16:36

Le procès sur cette affaire qui devait se tenir fin 2007 ou début 2008 a été repoussé à la fin de l’année.

Pour mémoire, quarante-deux personnes, dont Jean-Christophe Mitterrand, Jacques Attali et Charles Pasqua, sont poursuivis pour des ventes d’armes présumées illicites de 790 millions de dollars à l’Angola entre 1993 et 2000. Après plus de six ans de procédure, le juge Philippe Courroye a suivi dans une ordonnance signée en avril 2007 les réquisitions du parquet de Paris. Les deux trafiquants présumés, Pierre Falcone, Français de 52 ans, et Arcady Gaydamak, 54 ans, Israélien d’origine russe, tous deux en fuite à l’étranger, seront jugés par défaut. Jean-Christophe Mitterrand, 60 ans, fils aîné de l’ancien président de la République, et Jean-Bernard Curial, un socialiste proche du pouvoir angolais d’Eduardo dos Santos, comparaîtront pour « complicité de commerce illicite d’armes ». Ils sont soupçonnés d’avoir agi pour favoriser la vente.Conseiller de son père à l’Elysée pour l’Afrique de 1986 à 1992, Jean-Christophe Mitterrand a été emprisonné trois semaines en décembre 2000 et janvier 2001, avant d’être libéré contre une caution de 762.000 euros. Il nie toute implication. Charles Pasqua, 79 ans, ex-ministre de l’Int

érieur RPR (1986-1988 et 1993-1995), son ancien homme de confiance Jean-Charles Marchiani, 63 ans l’ex-magistrat devenu député UMP de Lyon Georges Fenech, 53 ans, Jacques Attali, 63 ans, ex-conseiller du président Mitterrand (1981-1990), et l’écrivain Paul-Loup Sulitzer, 60 ans, seront jugés pour avoir perçu des gratifications jugées illégales des vendeurs d’armes.

400 MILLIONS DE DOLLARS

Les deux trafiquants présumés, qui se sont partagés selon le dossier un bénéfice de 400 millions de dollars, ont acheté chars, hélicoptères, pièces d’artillerie, lance-roquettes, navires de guerre, mines et armements d’infanterie en Europe de l’Est et les ont vendus à l’Angola par l’intermédiaire de la société parisienne Brenco et de sa filiale slovaque ZTZ-Osos. Cette transaction nécessitait selon l’accusation une autorisation officielle française, ce que conteste la défense. Les armes ont permis au président dos Santos de régler victorieusement en 2002 le conflit engagé dans les années 70 avec la guérilla de l’Unita, dirigée par Jonas Savimbi. Contre l’avis du parquet, le juge Courroye impute aussi à Pierre Falcone au titre « d’abus de biens sociaux » des versements d’argent à Eduardo dos Santos et une quinzaine de ses proches. Le dossier mentionne 37 millions de dollars crédités sur un compte au Luxembourg pour le président angolais.

La justice recense les gratifications accordées aux différents acteurs : 2,6 millions de dollars à Jean-Christophe Mitterrand, 3,6 millions de dollars à Jean-Bernard Curial, 160.000 dollars pour Jacques Attali, 229.000 euros à l’association France-Afrique-Orient de Charles Pasqua et 450.000 dollars à titre personnel, 15.000 euros au syndicat Association professionnelle des magistrats (APM), dirigé par Georges Fenech, 380.000 euros à Paul-Loup Sulitzer. Les intéressés reconnaissent avoir touché ces sommes mais assurent qu’elles ont rémunéré des études ou des conseils.

Jacques Attali se voit reprocher d’avoir présenté l’avocat de Pierre Falcone, Allain Guilloux, au ministre des Affaires étrangères PS Hubert Védrine, pour tenter de négocier, en vain, l’annulation d’un redressement fiscal. Charles Pasqua et Jean-Charles Marchiani se voient reprocher d’avoir permis l’attribution de l’Ordre national du mérite en 1996 à Arcady Gaydamak. Georges Fenech, qui a défendu l’idée de la suppression du juge d’instruction dans la commission d’enquête sur l’affaire d’Outreau en 2006, aurait constitué un « relais » dans la magistrature pour les hommes d’affaires. Emprisonné durant un an, Pierre Falcone a pris la fuite à l’étranger en 2003 après avoir obtenu un passeport diplomatique de l’Angola au titre de sa représentation à l’Unesco. Arcady Gaydamak, visé par un mandat d’arrêt international depuis le début de l’enquête, vit en Israël.Article de Antoine Dreyfus

Laisser un commentaire

Construire avec vous le du ... |
Bien Vivre ensemble l'aveni... |
COMMUNAL HAOUR FEYZIN 2008 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Energie Nouvelle pour Heill...
| Michel TAMAYA 2008 Le BLOG
| servir connaux