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5 février, 2008

Qui sera du voyage en Angola ?

Classé dans : Non classé — cabinda @ 19:31

Après les grandes envolées contre la Françafrique du Secrétaire d’Etat à la Coopération en janvier, la raison commerciale d’Etat reprendra-t-elle le pas lors de la visite présidentielle en Angola ? Les grands patrons amis du président, comme Bolloré ou les dirigeants de Total, ont probablement fait valoir que les belles intentions de Bockel n’étaient pas forcément bienvenues alors que des perspectives commerciales et pétrolières importantes sont en vue au Congo Brazzaville, en Centrafrique et en Angola. 

L’organisateur privilégié des voyages de Sarkozy ne bénéficie peut-être pas de contrats avec l’Etat français, mais il sait que la France peut bien l’aider lorsque des contrats importants sont en jeu dans des pays amis de la France. A Pointe-Noire, Bolloré est bien placé pour reprendre la gestion du port après avoir été recalé à Dakar en 2007 en raison notamment d’un faible soutien élyséen. Lors de la venue de Sassou Nguesso à Paris en décembre 2007, ce dossier était au menu des discussions. Cela a-t-il fait l’objet de contreparties : invité d’honneur au Sénat pour disserter sur le développement durable, Sassou a obtenu que l’engagement d’aide de la France sur 3 ans soit porté à 185 millions d’euros contre les 80 millions préconisés par les services du Trésor français [1] . Les visées bolloriennes sur le projet de “port sec” de Bangui en Centrafrique ne se feront probablement pas sans un recours à l’arsenal français de coopération en Afrique. Il y a quelques temps, l’Agence Française de Développement avait conditionné un financement de constructions de routes dans la zone d’exploitation forestière à la privatisation de la Société Nationale de Transport. Cette privatisation a eu lieu au profit de … Bolloré himself qui est également soit dit en passant le propriétaire de plusieurs sociétés d’exploitation forestière en Centrafrique comme dans de nombreux autres pays. Côté pétrole, Total a également sur le feu quelques gisements en vue qu’une mise en Bockel de
la Françafrique pourrait contrarier. A Brazzaville, la mise en service du gisement de Moho-Bilondo prévu courant 2008 devrait permettre de reprendre sérieusement les devants sur les autres compagnies dans ce pays. Avec un rendement prévu de 90.000 barils-jours, cela porterait la production de Total dans ce pays à environ 218.000 barils-jours, soit environ 60 % de la production congolaise [
2]et donc une manne de de près de 220 millions de dollars US quotidiens à partager avec le clan Sassou et quelques initiés. Les dirigeants de Total confirment cette augmentation future notamment dans le documentaire édifiant diffusé le 29 janvier en soirée sur France Culture [3]. Pour le clan Sassou, cela pourra permettre de reprendre pied sur le marché immobilier parisien. Même s’il est particulièrement difficile de mesurer le surplus financier qui retombera dans son escarcelle, celui-ci ne devrait pas être inférieur à plusieurs centaines de millions de USD en période de croisière [4]. 

En Angola, où Sarkozy se rendra en février après avoir liquidé l’héritage de l’Angolagate en octobre dernier, Total est en passe de devenir le premier opérateur pétrolier dans ce pays [5]au régime si autiste que les mots ‘gouvernance’ et ‘démocratie’ doivent se traduire par ‘opacité’, ‘répression’ ou ‘corruption’. Mais notre Sarko national saura sûrement trouver les mots qui touchent la sensibilité de Dos Santos sans heurter le portefeuille des actionnaires de Total… Et Bockel pourra disserter longuement sur le gaspillage des budgets de coopération par les pays pétroliers… Quand on est du Bas-Rhin et pas du Bahrein, pas sûr qu’on puisse causer Baril à tout bout de champs…

Qui sera du voyage en Angola ? 

Nous l’avions annoncé, c’est confirmé : Sarkozy se rendra bien en Angola les 28 et 29 février 2008. Pourtant un 29 février, c’est comme les JO, tous les 4 ans… concédons à Dos Santos une certaine endurance (bientôt 30 ans au pouvoir), un certain talent en natation (il brasse énormément), en escrime (il sabre allègrement dans les caisses), le saut d’obstacles ou encore en tir (à bout portant de préférence)… mais y avait vraiment pas mieux que Luanda comme ville candidate ? 

Toujours est-il que le porte-étendard de la délégation française est déjà connu : déjà lauréat du Tour de Françafric 2007 et avec 5 à 10 milliards de dollars en vue, on se surprendrait que Total soit pas du déplacement. Un peu d’or ou d’uranium à l’horizon et Anne Lauvergeon pointera le bout de son nez. Bolloré, Suez et Bouygues voudront sans doute profiter de l’escapade…  Manque plus que Sarkozy invite Glencore , grands connaisseurs de l’Angola mouillés jusqu’au cou dans le blanchiment d’argent de l’Angolagate… : ils sont co-lauréats 2008 aux côtés d’Areva, pour “pire entreprise suisse de l’année” ! Par Grégoire Eyadema

Sarkozy chez Guelleh

Classé dans : Non classé — cabinda @ 19:13
Sarkozy chez Guelleh
Nicolas Sarkozy serait attendu à Djibouti à la fin de février, à en croire une source djiboutienne bien informée. Le président français pourrait profiter de sa mini-tournée africaine, prévue du 26 au 29 février, et qui doit le mener à N’Djamena (Tchad), Pretoria (Afrique du Sud) et Luanda (Angola), pour faire un crochet par le palais de Haramous. Après avoir été à deux doigts de la rupture, à cause des suites judiciaires de l’affaire Borrel, les relations franco-djiboutiennes connaissent, depuis deux mois, un spectaculaire réchauffement.

4 février, 2008

As Angola prospers, poverty persists for most

Classé dans : Non classé — cabinda @ 18:14

As Angola prospers, poverty persists for most 14angola550

Luanda is in the midst of a construction boom. ( Vanessa Vick for The New York Times)

(in International Herald Tribune)

Angola: Two years ago, only the brave or desperate would attempt the 300-kilometer drive from this garbage-strewn capital to the northern provincial capital of Uige.

It was a 12-hour, teeth-clenching, hair-raising ordeal of dodging tire-blowing potholes and edges of roadway that crumbled into precipices.

Now, thanks to Angola’s surging oil production, the journey takes half the time. And that is not all that is transformed: all over Angola, hundreds of workers are rebuilding roads, airports, bridges and railways that were shattered during nearly three decades of civil war.

For most Angolans, the drone of road graders and steam shovels is the first tangible evidence of a dividend from their country’s oil and diamond wealth, mined in growing earnest now after five years of peace. Many call it long past due.

Angola is gushing oil, pumping out about two million barrels a day, more than any other African country except Nigeria. The International Monetary Fund projects whopping 24 percent growth in Angola’s economy this year – one of the fastest growth rates in the world. The government is taking in 2½ times as much money as it did just three years ago. 

But Angolans, by many indications, remain as poor as ever. The poverty rate is a matter of debate: the government claims a 12 percent drop in the past five years; analysts for the Catholic University of Angola’s research center say two in three Angolans still live on $2 or less a day, the same percentage as in 2002. Still, no one disputes that most Angolans face appalling living conditions, sky-high infant mortality rates, dirty water, illiteracy and a host of other ills.

The United Nations ranked Angola last year as the world’s 17th least developed country. In a December poll by a pro-democracy group and the U.S. Agency for International Development, 6 in 10 Angolans said their economic situation was no better now than five years ago.

With elections approaching, the government’s huge effort to rebuild the county’s infrastructure is intended to help change that. Aguinaldo Jaime, the deputy prime minister, said Angola had taken out from $8 billion to $9 billion in loans from China since 2004, exchanging guarantees of oil supply for reconstruction work. Others, like the World Bank, estimate the Chinese loans at $12 billion.

Reconnecting the country’s roads and railways, Jaime said, will help jump-start agriculture and commercial sectors and spread the wealth beyond a small elite.

« The question many people have is that if the economy is growing so fast, when will the population start feeling the benefits? » he said at a recent lecture here. He answered the question himself: « I have to say it takes time. »

The government’s critics argue that progress would be quicker if public officials were not so busy enriching themselves. In 2003, the weekly newspaper Angolese Samanario published a list of the wealthiest people in Angola. Twelve of the top 20 were government officials; 5 were former government officials.

Since then, the government has opened some of its financial books – at least certain pages of them. Jaime said in an interview that some state officials had gained wealth not by stealing public funds, but by exploiting business prospects and Angola’s antiquated conflict-of-interest law. « Obviously those in key positions probably have more knowledge of economic opportunities, » he said.

Still, Transparency International, the anti-corruption organization, continues to rank Angola as the world’s 10th most corrupt nation. Many Angolans take it as a given that those who shop at Luanda’s new upscale mall or tool about in Land Cruisers are state officials or their friends. One car dealership manager, who caters to government officials, said he ordered only the costliest luxury cars.

« They want to be first with the latest model, » he said, speaking anonymously so as not to lose customers.

« Everyone around the president has big business here and abroad, » said Landu Kama, coordinator of the Coalition for Reconciliation, Transparency and Citizenship, a nonprofit, pro-democracy group.

« These are special Angolans, » he said. « The rest of Angolans are just part of the landscape. »

But even critics like Kama acknowledge that the scenery is changing. Since 2002, the government says, it has rebuilt about 3,900 kilometers, or 2,400 miles, of crumbled roads – more than half of the nation’s road system – and renovated airports in Luanda and three other cities. More than 690 kilometers of new rail track have been laid, including sections of the colonial-era Benguela railroad, formerly an important trade link to Angola’s eastern neighbors, officials said.

 

Increasingly, parliamentary elections look likely, with presidential elections tentatively scheduled for 2008. About 7.5 million voters have been registered over the past year, out of a total population of 16 million. President José Eduardo dos Santos, who has been in power for 28 years, is expected to run, even though he said in 2001 that he would not. Since then, though, his resolve seems to have slipped. Jaime said earlier this year said « the pressure on him will be too great » for him to step down.

That his party would win seems a given. The opposition is weak and co-opted. Nine in 10 Angolans polled in the December survey said the government was doing a good job. But after decades of conflict, self-censorship is a rule of thumb and true gauges of public sentiment are rare. Analysts predict Angolans who do not like the governing party will stay home rather than vote against it.

Even executives of U.S. oil companies here keep far out of the public eye, saying they do not want to risk offending the government by commenting to the news media.

Western diplomats and representatives of financial institutions like the World Bank try to keep up the pressure for elections and good governance measures. But as oil revenues have ballooned, their influence has diminished. This year, Angola joined the Organization of Petroleum Exporting Countries, but limited its cooperation with the International Monetary Fund.

Todd Moss, the U.S. deputy assistant secretary of state for African affairs, said, « Angola has traditionally been very, very closed » and « has not made as much progress as we would like. » Still, he said, « We don’t want to back them into a corner where they think their only option is to withdraw further. »

Some Western diplomats say the West missed a major chance to help shape Angola when the United States and other nations turned down the government’s request in 2002 to hold a donor conference. Jaime said that rejection was a major reason that Angola turned to China to finance its reconstruction.

« We are following our own model, » Jaime said. « It is probably not orthodox. But when you have all the basic infrastructure destroyed, there is no other way. »

By Sharon LaFraniere

Published: October 14, 2007

Les comptes au Luxembourg du président Dos Santos

Classé dans : Non classé — cabinda @ 17:14
Les comptes au Luxembourg du président Dos Santos    

ImageTéléchargez ce document de 7 pages avec une lettre de la banque du Luxembourg et un p.v détaillant les comptes

Le 18.01.07 C’est l’évènement géopolitique du début d’année. Depuis ce 1er janvier 2007, l’Angola adhère à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et confirme son statut de nouvelle puissance stratégique. Ce douzième membre du cartel accède au système de régulation des cours pétroliers après être devenu en 2006 l’un des principaux fournisseurs de la Chine (15% des importations de Pékin) et le septième fournisseur des États-Unis.

À l’échelle du continent Africain, ces évolutions dessinent – en théorie seulement – un avenir radieux pour l’Angola, dont les populations souffrent toujours des conséquences de trente années de guerre civile. En effet, selon le Fonds monétaire international, l’économie angolaise connaîtra en 2007 une croissance record de 31 %, après le chiffre, déjà très élevé, de 15% atteint en 2006.   

Pour autant, l’exceptionnel niveau de corruption du président Jose Dos Santos, et le contrôle que son clan exerce sur la manne pétrolière, ne permettra pas à la majorité des angolais de connaître des jours meilleurs. Pour l’année 2006, l’organisation Transparency International a classé l’Angola comme l’un des pays les plus corrompus de la planète (142e sur 163).

Alors que cette dépravation financière laisse indifférentes les compagnies pétrolières chinoises ; les sociétés américaines et européennes, qui comptent toutes des bureaux dans la capitale Luanda, ont tendance elles à nuancer ces dérives, en affirmant que ces détournements ne servent pas à des enrichissements personnels.
www.geopolitique.com
est en mesure de prouver le contraire. 

Les documents que nous vous proposons de télécharger d’une part établissent que Jose Dos Santos est l’unique bénéficiaire de deux comptes ouverts auprès de la banque luxembourgeoise B.I.L (avec, mis en ligne, une lettre signée des directeurs de cette banque). D’autre part, à travers un procès-verbal de la Brigade Financière de Paris, rédigé le 12 novembre 2003 en marge des procédures visant l’homme d’affaires Pierre Falcone, ces documents décrivent de manière détaillée comment des sociétés panaméennes et helvétiques ont alimenté ces comptes, en détournant des fonds destinés au budget de l’état angolais. Enfin, un extrait complet du registre du commerce du Panama lève un coin du voile sur la société Camparal Inc, chargée de gérer les intérêts occultes de Dos Santos.

En 2006, et malgré les 15% de croissance enregistrés par le FMI, l’indigence des infrastructures angolaises interdisait toujours à 46% de la population d’avoir simplement accès à de l’eau potable. Les problèmes sanitaires engendrés par cette situation ont provoqué une résurgence du choléra, qui sévit actuellement dans 16 des 18 provinces angolaises. Selon les autorités locales, 2.440 personnes seraient mortes du choléra au cours des douze derniers mois. Mais des membres d’organisations caritatives s’exprimant sous couvert d’anonymat affirment que le nombre réel de malades décédés pour cette période avoisine plutôt les 15.000.

Langue du document : anglais, français, et espagnol pour les registres du Panama
Identification : signatures et tampons des organismes cités.

 Pour télécharger ce document vous devez être abonné et connecté

Corruption en Afrique

Classé dans : Politique — cabinda @ 17:03

Le président angolais José Eduardo dos Santos a bénéficié d’un versement de 37 millions de dollars sur un compte au Luxembourg des deux maîtres d’oeuvres présumés de l’affaire de vente d’armes à l’Angola, dite « Angolagate », selon une ordonnance d’un juge français dont une copie est diffusée par un site spécialisé sur internet.

Ce document comprend aussi la liste de 15 responsables angolais, ministres, officiers supérieurs, diplomates et le détail des commissions occultes pour un montant total estimé d’environ 42 millions de dollars qu’ils auraient perçues dans le cadre de cette affaire de ventes d’armes illicite dans les années 1990.

L’ordonnance du juge Philippe Courroye, datée du 18 novembre 2003, est mise en ligne sur le site geopolitique.com.

Ces personnalités angolaises ne sont toutefois pas poursuivies dans le cadre de l’enquête menée en France.

Cette enquête vient de déboucher sur le renvoi pour un procès en correctionnelle à Paris de 42 personnes, dont Jean-Christophe Mitterrand, fils de l’ancien président socialiste, et l’ex-ministre Charles Pasqua, soupçonnés d’avoir reçu d’importants dessous-de-table.
Une source judiciaire à Paris a confirmé que ces versements effectués à des personnalités angolaises figuraient dans l’ordonnance de renvoi.

L’homme d’affaire français Pierre Falcone et son associé israélo-russe Arcady Gaydamak, qui possède aussi la nationalité française, et des passeports diplomatiques du Canada et d’Angola, tous deux en fuite à l’étranger et qui contestent les charges, ont été les maîtres d’oeuvre présumés de ces ventes d’armes (chars, hélicoptères, navires de guerre, notamment).

Les armes provenaient d’Europe de l’est, et ont été vendues pour environ 790 millions de dollars entre 1993 et 2000.

Le juge Courroye mentionne dans son ordonnance de 2003 l’existence d’un compte, « Camparal », ouvert à la Dexia Bil de Luxembourg le 30 mars 1998, et dont le bénéficiaire est le président Dos Santos, un dirigeant marxiste qui s’est ouvert à l’économie de marché, au pouvoir depuis 1979.

Ce compte a été alimenté par 37.112.567 millions de dollars provenant d’un compte de MM. Falcone et Gaydamak, précise l’ordonnance.
Les armes étaient destinées au régime de Dos Santos, alors en guerre contre l’Unita. Le conflit, qui a fait un demi-million de morts, a pris fin il y a cinq ans.

Cette ordonnance cite comme bénéficiaires de versements en espèces, de virements, notamment dans des paradis fiscaux, ou d’avantages en nature, de responsables de l’époque comme José Leitao Da Costa, ministre de la présidence, qui aurait bénéficié d’un virement de 7,35 millions de dollars, Pedro Maria Tonha, ministre de la Défense, Joao de Matos, chef d’Etat major des forces armées et l’ambassadeur d’Angola à Paris Eliseo Figueiredo.

M. Falcone, qui a passé plusieurs mois en prison, a ensuite tenté de se soustraire aux poursuites en étant nommé en juin 2003 comme représentant de l’Angola à l’Unesco, ce qui lui octroit une immunité diplomatique. La justice conteste que cette immunité puisse être opposée à son enquête.

Les versements aux responsables angolais « ainsi que les 37 millions de dollars versés au président de la République angolais José Dos Santos n’apparaissent pas étrangers à la nomination de Pierre Falcone à l’Unesco », note à ce sujet le juge Courroye.

Deuxième pays producteur de pétrole d’Afrique noire, l’Angola est classé parmi les pays les plus corrompus au monde. Human Rights Watch a indiqué que de 1997 à 2002 4 milliards de dollars provenant du pétrole avaient disparu des caisse de l’Etat. Luanda conteste les accusations de détournements. Vous avez dit corruption ?

Le président angolais José Eduardo dos Santos a bénéficié d’un versement de 37 millions de dollars sur un compte au Luxembourg des deux maîtres d’oeuvres présumés de l’affaire de vente d’armes à l’Angola, dite « Angolagate », selon une ordonnance d’un juge français dont une copie est diffusée par un site spécialisé sur internet.

Ce document comprend aussi la liste de 15 responsables angolais, ministres, officiers supérieurs, diplomates et le détail des commissions occultes pour un montant total estimé d’environ 42 millions de dollars qu’ils auraient perçues dans le cadre de cette affaire de ventes d’armes illicite dans les années 1990.

L’ordonnance du juge Philippe Courroye, datée du 18 novembre 2003, est mise en ligne sur le site geopolitique.com.

Ces personnalités angolaises ne sont toutefois pas poursuivies dans le cadre de l’enquête menée en France.

Cette enquête vient de déboucher sur le renvoi pour un procès en correctionnelle à Paris de 42 personnes, dont Jean-Christophe Mitterrand, fils de l’ancien président socialiste, et l’ex-ministre Charles Pasqua, soupçonnés d’avoir reçu d’importants dessous-de-table.
Une source judiciaire à Paris a confirmé que ces versements effectués à des personnalités angolaises figuraient dans l’ordonnance de renvoi.

L’homme d’affaire français Pierre Falcone et son associé israélo-russe Arcady Gaydamak, qui possède aussi la nationalité française, et des passeports diplomatiques du Canada et d’Angola, tous deux en fuite à l’étranger et qui contestent les charges, ont été les maîtres d’oeuvre présumés de ces ventes d’armes (chars, hélicoptères, navires de guerre, notamment).

Les armes provenaient d’Europe de l’est, et ont été vendues pour environ 790 millions de dollars entre 1993 et 2000.

Le juge Courroye mentionne dans son ordonnance de 2003 l’existence d’un compte, « Camparal », ouvert à la Dexia Bil de Luxembourg le 30 mars 1998, et dont le bénéficiaire est le président Dos Santos, un dirigeant marxiste qui s’est ouvert à l’économie de marché, au pouvoir depuis 1979.

Ce compte a été alimenté par 37.112.567 millions de dollars provenant d’un compte de MM. Falcone et Gaydamak, précise l’ordonnance.
Les armes étaient destinées au régime de Dos Santos, alors en guerre contre l’Unita. Le conflit, qui a fait un demi-million de morts, a pris fin il y a cinq ans.

Cette ordonnance cite comme bénéficiaires de versements en espèces, de virements, notamment dans des paradis fiscaux, ou d’avantages en nature, de responsables de l’époque comme José Leitao Da Costa, ministre de la présidence, qui aurait bénéficié d’un virement de 7,35 millions de dollars, Pedro Maria Tonha, ministre de la Défense, Joao de Matos, chef d’Etat major des forces armées et l’ambassadeur d’Angola à Paris Eliseo Figueiredo.

M. Falcone, qui a passé plusieurs mois en prison, a ensuite tenté de se soustraire aux poursuites en étant nommé en juin 2003 comme représentant de l’Angola à l’Unesco, ce qui lui octroit une immunité diplomatique. La justice conteste que cette immunité puisse être opposée à son enquête.

Les versements aux responsables angolais « ainsi que les 37 millions de dollars versés au président de la République angolais José Dos Santos n’apparaissent pas étrangers à la nomination de Pierre Falcone à l’Unesco », note à ce sujet le juge Courroye.

Deuxième pays producteur de pétrole d’Afrique noire, l’Angola est classé parmi les pays les plus corrompus au monde. Human Rights Watch a indiqué que de 1997 à 2002 4 milliards de dollars provenant du pétrole avaient disparu des caisse de l’Etat. Luanda conteste les accusations de détournements. Vous avez dit corruption ?

Le président angolais José Eduardo dos Santos a bénéficié d’un versement de 37 millions de dollars sur un compte au Luxembourg des deux maîtres d’oeuvres présumés de l’affaire de vente d’armes à l’Angola, dite « Angolagate », selon une ordonnance d’un juge français dont une copie est diffusée par un site spécialisé sur internet.

Ce document comprend aussi la liste de 15 responsables angolais, ministres, officiers supérieurs, diplomates et le détail des commissions occultes pour un montant total estimé d’environ 42 millions de dollars qu’ils auraient perçues dans le cadre de cette affaire de ventes d’armes illicite dans les années 1990.

L’ordonnance du juge Philippe Courroye, datée du 18 novembre 2003, est mise en ligne sur le site geopolitique.com.

Ces personnalités angolaises ne sont toutefois pas poursuivies dans le cadre de l’enquête menée en France.

Cette enquête vient de déboucher sur le renvoi pour un procès en correctionnelle à Paris de 42 personnes, dont Jean-Christophe Mitterrand, fils de l’ancien président socialiste, et l’ex-ministre Charles Pasqua, soupçonnés d’avoir reçu d’importants dessous-de-table.

Une source judiciaire à Paris a confirmé que ces versements effectués à des personnalités angolaises figuraient dans l’ordonnance de renvoi.

L’homme d’affaire français Pierre Falcone et son associé israélo-russe Arcady Gaydamak, qui possède aussi la nationalité française, et des passeports diplomatiques du Canada et d’Angola, tous deux en fuite à l’étranger et qui contestent les charges, ont été les maîtres d’oeuvre présumés de ces ventes d’armes (chars, hélicoptères, navires de guerre, notamment).

Les armes provenaient d’Europe de l’est, et ont été vendues pour environ 790 millions de dollars entre 1993 et 2000.

Le juge Courroye mentionne dans son ordonnance de 2003 l’existence d’un compte, « Camparal », ouvert à la Dexia Bil de Luxembourg le 30 mars 1998, et dont le bénéficiaire est le président Dos Santos, un dirigeant marxiste qui s’est ouvert à l’économie de marché, au pouvoir depuis 1979.

Ce compte a été alimenté par 37.112.567 millions de dollars provenant d’un compte de MM. Falcone et Gaydamak, précise l’ordonnance.
Les armes étaient destinées au régime de Dos Santos, alors en guerre contre l’Unita. Le conflit, qui a fait un demi-million de morts, a pris fin il y a cinq ans.

Cette ordonnance cite comme bénéficiaires de versements en espèces, de virements, notamment dans des paradis fiscaux, ou d’avantages en nature, de responsables de l’époque comme José Leitao Da Costa, ministre de la présidence, qui aurait bénéficié d’un virement de 7,35 millions de dollars, Pedro Maria Tonha, ministre de la Défense, Joao de Matos, chef d’Etat major des forces armées et l’ambassadeur d’Angola à Paris Eliseo Figueiredo.
M. Falcone, qui a passé plusieurs mois en prison, a ensuite tenté de se soustraire aux poursuites en étant nommé en juin 2003 comme représentant de l’Angola à l’Unesco, ce qui lui octroit une immunité diplomatique. La justice conteste que cette immunité puisse être opposée à son enquête.

Les versements aux responsables angolais « ainsi que les 37 millions de dollars versés au président de la République angolais José Dos Santos n’apparaissent pas étrangers à la nomination de Pierre Falcone à l’Unesco », note à ce sujet le juge Courroye.

Deuxième pays producteur de pétrole d’Afrique noire, l’Angola est classé parmi les pays les plus corrompus au monde. Human Rights Watch a indiqué que de 1997 à 2002 4 milliards de dollars provenant du pétrole avaient disparu des caisse de l’Etat. Luanda conteste les accusations de détournements.

Article publié par Angoterra

3 février, 2008

Michel Eba Boussou écrit au Président angolais Dos Santos : “La Côte d’Ivoire n’est pas le Portugal”

Classé dans : Non classé — cabinda @ 17:56

Michel Eba Boussou écrit au Président angolais Dos Santos : “La Côte d’Ivoire n’est pas le Portugal”

Publié dans Actualités |

Le Nouveau Reveil – Excellence Président JOSE EDUARDO DOS SANTOS, Président de l’ANGOLA, AKWABA ! Vos Ambassadeurs nommés en Côte d’Ivoire, s’offrent le luxe monstrueux d’insulter les pionniers bâtisseurs de la Côte d’Ivoire,

 en qualifiant notre Indépendance de nulle et même de nul effet, parce qu’elle n’a pas été acquise au prix de 14 ans de guerre et de massacres contre la France , comme ce fut le cas de l’Angola face au Portugal [1961-1975]. Vous êtes l’aiguillon de ces dérives diplomatiques, puisque nulle part, et d’aucune manière, ces boy-scouts que vous appelez par inflation sémantique “Ambassadeurs”, vous ne les avez appelés aux convenances. Aujourd’hui, vous venez chez nous en Côte d’Ivoire ! Je me fais le plaisir d’étaler sur la place publique tous les aspects de cette guerre d’Indépendance, afin que tous ceux qui ont le sens commun équilibré en jugent. Maintenant, examinons cette étude comparative des deux Indépendances :Côte d’Ivoire-Portugal : ètudes comparées des indépendancesCÔTE D’IVOIRE / FRANCE

HOUPHOUET-BOIGNY

1687 : Le 1er Français, un prêtre, Gonzalvez, foule le sol ivoirien, à Assinie.

1893 [10 Mars] : La Côte d’Ivoire devient colonie

Française.

1928 : HOUPHOUET-BOIGNY est muté à Abengourou, gros centre de production cacaoyère et caféière, en remplacement du médecin chef, médecin capitaine français ; Premier Africain désigné pour remplacer un blanc !

1944 [Janvier] :

Le gouverneur Latrille présente HOUPHOUET-BOIGNY à René PLEVEN (Commissaire aux colonies)

A la conférence de Brazzaville, le Général de gaulle a déclaré : ” le devoir de la France était d’élever les hommes de l’Afrique française jusqu’au niveau où ils seront capables de participer chez eux à la gestion de leurs propres affaires… ”

1944 [8 Août] : Création du Syndicat Agricole Africain (S.A.A.) par HOUPHOUET-BOIGNY et ses amis. Le médecin – planteur est élu Président du Syndicat.

1945 [21 octobre] : La France ouvre son Parlement, le PALAIS-BOURBON à ses pays coloniaux dont la Côte d’Ivoire ; il s’en suit l’élection de l’Assemblée Constituante du 21 Octobre 1945 ; Houphouët fut élu député au 1er tour (et ce, de 1945 à 1959) pour participer à la rédaction de la constitution de la IVè République de la France colonisatrice.

1946 [9 Avril] : Création du PDCI à Treichville / Abidjan par HOUPHOUET-BOIGNY et ses amis et aînés qui le portent à la tête du 1er parti de la colonie, en qualité de Président.

1946 : Les ” compagnons de l’aventure 46 ” : Jusqu’à cette année, les Noirs n’avaient pas le droit, en Côte d’Ivoire [et sûrement dans les autres colonies françaises] de faire des études au-delà de la classe de 3ème. Après la 3e donc, vous suivez une formation qualifiante et entrez dans la vie active. Houphouët-Boigny ne pouvait s’accommoder longtemps de cet état de chose. Alors il se lança à corps perdu dans la bataille du dialogue, qui aboutit : la France colonisatrice a ouvert ses lycées et collèges aux Africains de toutes origines. Ce sont ces premiers élèves ivoiriens, envoyés par Houphouët-Boigny en France, poursuivre leurs études du second cycle en 1946 qui se sont dénommés tels.

1946 [11 avril] : Houphouët-Boigny abolit les travaux forcés au Palais-Bourbon, dans toutes les colonies, par une proposition de loi [loi Houphouët-Boigny] adoptée sans débat.

1946 [13 octobre] : Préambule de la constitution de la IVe République : “La France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge à la Liberté de s’administrer eux-mêmes, et de gérer démocratiquement leurs propres affaires, écartant tout système de colonisation fondé sur l’arbitraire…Elle n’emploiera jamais ses forces contre la liberté d’aucun peuple…”

1946 [18 octobre] : Création du RDA à Bamako. Houphouët-Boigny en est élu Président.

1952 : [Classe de 6e en France] : HOUPOUET-BOIGNY, Après Avoir Obtenu l’ouverture des lycées et Université Française aux Ivoiriens, ne va pas s’arrêter en si bon chemin ; par son combat pacifique, la France colonisatrice lui a ouvert les portes de ses collèges aux petits Ivoiriens. HOUPHOUET-BOIGNY a envoyé en France, pour y faire sa 6e, le major au concours d’entrée en 6e de chaque cercle [Département]. Ils étaient au total 32 enfants âgés de 10 à 12 ans, tous boursiers de l’Etat Ivoirien. Sacré HOUPHOUET-BOIGNY !

Sacrée France !

1956 [2 Janvier] : FRONT REPUBLICAIN : Aux Législatives de Janvier 1956, des Partis Politiques de la France Colonisatrice ont formé une coalition dénommée le FRONT REPUBLICAIN composé comme Suit : [S.F.I.O + Radicaux Socialistes + UDSR-RDA + RS] dans laquelle a été admis le RDA, déjà en alliance avec le Parti de PLEVEN-MITTERRAND : l’UDSR [Union des Démocrates Socialistes de la Résistance ]. A ces élections, le groupe UDSR-RDA a enregistré 19 élus dont 10 députés RDA et 9 UDSR. Ce sont ces élections qui vont faire entrer HOUPOUET-BOIGNY dans les Gouvernements français, à commencer par :

1956 [2 février] – 1957 [13 juin] : Ministre délégué à la Présidence du Conseil.

1957 [14 juin-5 novembre] : Ministre d’Etat.

1957 [6 novembre] – 1958 [14 mai] : Ministre de la santé et de la population.

1958 : “COMITE INTERMINISTERIEL” : Le général De Gaulle, Président du Gouvernement Français convoque quatre ministres d’Etat à Matignon, HOUPHOUET-BOIGNY, Guy MOLLET, Pierre PFLIMLIN et Louis JACQUINOT. Réunis en ” comité interministériel “, c’est à eux qu’il a confié la mission de l’examen préalable de l’avant-projet de la constitution de la Ve République , préparé par le gouvernement.

1958 [14-30 mai] : Ministre d’Etat dans le Gouvernement PFLIMLIN.

1958 [4 décembre] : La Côte d’Ivoire est proclamée République par la France.

1959 [janvier] : Michel DEBRE, Premier Ministre de De GAULLE nomme HOUPOUET-BOIGNY, Ministre d’Etat.

1958 [1er juin] – 1959 [08 janvier] : Ministre d’Etat dans le Gouvernement De Gaulle.

1959 [08 janvier - 30 avril] : Ministre d’Etat dans le gouvernement de DEBRE.

NB : Houphouët Boigny est nommé Premier Ministre de la République de Côte d’Ivoire par le Général de Gaulle. Il rend alors sa démission du Gouvernement français pour assumer ses nouvelles fonctions.

1959 [30 avril] – 1960 [6 août] à minuit : Premier Ministre de Côte d’Ivoire.

1960 [1er juillet] : Les rapports de transfert consacrant l’Indépendance sont signés.

1960 [07 août] : A l’Assemblée Nationale : Le représentant du Général De Gaulle, et donc de la France , le Ministre d’Etat Louis Jacquinot est accueilli par ” la Marseillaise” exécutée par la garde républicaine Ivoirienne. Puis le représentant monta sur la tribune et annonça : “La France reconnaît l’Indépendance de la République de Côte d’Ivoire”.

Alors Houphouët-Boigny lui succéda à la tribune et proclama : “En vertu du Droit qu’a tout peuple de disposer de lui-même, je proclame solennellement l’Indépendance de la Côte d’Ivoire”.

Puis pour la première fois l’hymne national de la République de Côte d’Ivoire fut exécuté par la garde républicaine de la Côte d’Ivoire. L’un et l’autre livreront par la suite leur message…

Nous vous rendons un petit morceau du message du Président de la nouvelle République de Côte d’Ivoire : ” Voici arrivé pour toi, ô mon Pays, mon bien-aimé, l’heure tant attendue où ton destin t’appartient entièrement. Tu as lutté, mais pas inutilement, puisque la victoire, tu la connais aujourd’hui. Tu es libre, et avec fierté, tu entres dans la grande famille des Nations. ”

Puis s’adressant au représentant du Général De Gaulle, Houphouët-Boigny dit : ” Vous lui direz combien nous sommes attachés à sa personne ! “…

1970-1980 : Miracle économique ivoirien proclamé par l’Europe (sans que nous ayons le besoin de le dire nous-mêmes), et ce, sans pétrole.

ANGOLA / PORTUGAL

AGOSTINHO NETO / DOS SANTOS

1549 : Le Portugal foule le sol Angolais.

1612 : Le principe de l’intégration des colonies à la métropole formulé pour la 1ère fois en 1612 a été constamment affirmé.

1920 : L’Angola devient colonie portugaise.

1633 : La constitution portugaise de 1633 [qui a subi un toilettage en 1951] a maintenu le principe de l’intégration forcée que confirme la loi organique de 1954 sur les “provinces d’outre-mer”. Ainsi, depuis 1955, l’Angola est non pas une colonie du Portugal, mais plutôt une “province d’Outre-mer” du Portugal.

1954 : La loi organique de 1954 a maintenu la division de la population angolaise en deux catégories :

I- Les “Civilisados” les [”Civilisés”] : entrent dans cette catégorie les Portugais et autres Européens qui seuls jouissent des droits civiques, politiques et autres droits humains et avantages sociaux attachés à la citoyenneté portugaise.

II- Les “Nao-Civilisados” = [les ” Non Civilisés “] : catégorie des Nègres et autres métis. Aucun droit. Pour jouir de la citoyenneté portugaise, le “non-civilisé” c’est-à-dire l’Angolais, doit remplir les conditions suivantes :

1°) Savoir lire et écrire correctement le portugais.

2°) renoncer au mode de vie tribal.

3°) payer la capitation personnelle.

4°) Etre de bonne vie et de bonnes mœurs et posséder les habitudes des citoyens portugais européens.

5°) Etre issu d’une union légitime [si l’on est métis].

6°) Faire preuve de loyalisme envers l’Etat.

NB : de toutes façons, c’est l’administration coloniale qui délivre le “certificat de civilisé”

1954 : Création de l’U.P.A. [union des populations d’Angola] qui devient le FNLA (Front National de Libération de l’Angola] Président : Roberto Holden.

1956 [24 février] : Le Secrétaire Général de l’ONU adresse des lettres aux 16 nouveaux Etats Membres, dont le Portugal, leur demandant, s’ils avaient des territoires sous leur administration, et donc ne se gouvernant pas eux-mêmes, que la charte XI de l’ONU les contraint à laisser ces territoires prendre leur destin en main, eux-mêmes.

1956 [Mai] : Le Président de la République du Portugal, le président SALAZAR répond à l’ONU : “Les territoires que nous administrons sont en fait des provinces faisant partie intégrante du Portugal métropolitain. Notre CONSTITUTION unitaire dit que les provinces européennes et celles “d’Outre-mer” sont placées sous des organes de souveraineté identiques et qu’elles jouissent exactement du même statut du point de vue juridique que dans les faits. Les droits politiques sont les mêmes pour tous les habitants, sans distinction de race ou de situation”.

1956: Création du MPLA [Mouvement Populaire de Libération de l’Angola] par Mario de Andrade qui finira par démissionner de son poste de président, suite aux nombreuses intrigues du médecin-poète AGOSTINHO NETO qui lui succéda. Le MPLA de NETO, considéré comme le Mouvement/Parti des Intellectuels, veut l’Indépendance immédiate et totale de l’Angola, à l’instar de Sékou Touré, Kwamé N’Krumah et de Lumumba. Il se fait l’écho de ce que l’écrivain Costa ANDRADE traduit dans cette formule: “Remplacer la ”lusitanité” par l’ ”angolanité” “.

1959-1960 : L’ONU adopte la Déclaration sur l’octroi de l’Indépendance au pays et peuples coloniaux. Le premier appel à l’indépendance de l’Angola fut lancé de LEOPOLDVILLE [KINSHASA] où Holden a établi son Quartier Général.

1961 [4 février] : Des troubles éclatent à LUANDA. Les autorités portugaises prennent des mesures spéciales de sécurité.

1961 [10-15 Mars] : A la demande du Libéria, appuyé par 26 Etats Africains et Asiatiques, le conseil de Sécurité se réunit pour examiner le cas Angola…

Le représentant du Portugal à l’ONU répond à l’ONU: “Dans notre société multiraciale, il n’existe ni en droit, ni par tradition, ni dans la pratique, de discrimination fondée sur la race ou sur la religion… les droits de l’Homme sont la base même de notre structure politique et sociale”.

1961 [15 mars] : La rébellion armée éclate partout. Des vagues de terrorisme envahissent le pays. C’est la guerre.

1961 [avril] : Le Portugal réplique en envoyant des renforts en Angola : 40 000 soldats.

1961 [mai] : 44 Etats africains et asiatiques saisissent à nouveau l’ONU. Ces Etats expliquent que les massacres de la population continuent et que la situation en Angola constitue une menace sérieuse contre la paix et la sécurité internationale.

Le Portugal interpellé début juin par l’ONU, publie ses rapports : Européens : 1 000 assassinés, Africains : 8 000 tués.

Faux ! rétorquent les Africains ; Africains : plutôt 30 000 assassinés.

1961 [9 juin] : Le conseil de sécurité intime l’ordre au Portugal de faire cesser la répression et de préparer de ” vastes réformes “.

1961 [9 septembre] : Le Portugal abroge la loi sur les ” Nao-Civilisados ” (Statut d’indigène) ; désormais est portugais l’Angolais qui se sent Portugais.

1962 [14 décembre] : L’assemblée Générale de l’ONU condamne le Portugal et l’invite instamment à reconnaître le droit de ces territoires [Angola, Mozambique, Cap Vert…] à l’auto détermination et à l’Indépendance.

1970 [12 octobre] : A l’occasion du 10ème anniversaire de la Déclaration des Droits, l’Assemblée Générale de l’ONU a adopté par une écrasante majorité le programme d’action pour l’application intégrale de la déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux.

C’est ainsi que le concept du “droit inaliénable des peuples colonisés à l’auto détermination et à l’indépendance” a été étendu à la reconnaissance de leur droit inhérent à lutter “par tous les moyens nécessaires dont ils peuvent disposer” contre les puissances coloniales qui répriment par la force leurs aspirations à la liberté et à l’Indépendance.

1970 : Professeur Marcello CAETANO, Premier Ministre Portugais répond à l’ONU : “Les indigènes de l’Afrique doivent être dirigés et encadrés par des européens, mais ils sont indispensables à titre d’auxiliaires. Il faut considérer les Noirs comme des éléments productifs dont l’organisation présente et à venir s’opère au sein d’une économie dirigée par les Blancs “.

1974 [25 avril] : La “Révolution des œillets” conduite par le général SPINOLA ! son petit livre “Le Portugal et son avenir” [qui lui a valu la disgrâce du pouvoir] et qui affirme sans ambages que le Portugal ne peut gagner la guerre ouverte contre ses colonies est la détonation qui a déclenché la révolution.

Les instructeurs et soldats soviétiques, des troupes d’élite qui étaient déjà sur les fronts chauds. A ceux-ci, vient s’ajouter la “brigade internationale cubaine”, ces troupes d’élites que le Président Castro a dépêchées à la rescousse de l’Angola, et qui a fait de cette guerre sa guerre.

1975 [11 novembre] : Docteur AGOSTINO Neto à la tête du MPLA, entre triomphalement à Luanda et proclame l’Indépendance de l’Angola. VIVE L’ANGOLA !

Michel Eba Boussou écrit au Président Dos Santos : “Que les Angolais revoient à la baisse leur vanité”

Excellence Dos Santos, après cette étude comparative, je ne devrais plus me permettre le moindre commentaire, mais avec des esprits comme le vôtre, sait-on jamais. Alors je vous invite à la méditation de quelques dates que voici :

Janvier 1956 : Front Républicain, le Parti panafricain [RDA] a formé une coalition avec des partis français pour briguer des sièges du Parlement français ! Quel était le niveau d’émancipation politique des Angolais vis-à-vis du colonisateur portugais à la même date, au Parlement de Lisbonne ?

Novembre 1957 : Houphouët-Boigny, le Médecin africain est nommé par la France colonisatrice, Ministre de la santé et de la population de la France! à cette date, quel était le poste politique le plus élevé qu’occupaient Dr Agostinho Neto et Dos Santos, en votre qualité de citoyens portugais d’OUTRE-MER ?

Enfin, comparez la Constitution Portugaise de 1954 [chapitre relatif aux pays et peuples coloniaux] à celle de la France de 1946 [le préambule] relative au même chapitre…

Comme vous voyez, Excellence Dos Santos, si les Constitutions Portugaises et déclarations des gouvernements portugais vous condamnaient fatalement à la guerre d’Indépendance, il n’en était pas de même de la Côte d’Ivoire et de la France ; parce que le “colonisé” et le “colonisateur” ont été des collaborateurs et collègues, de façon si étroite, ont travaillé ensemble de façon si mêlée.

La séparation, pour ne pas dire, l’Indépendance s’est posée, non pas en termes de luttes armées, mais plutôt dans ceux d’un dialogue hautement policé, dans la perspective d’une coopération tous azimuts.

Telle est l’histoire d’amour entre la Côte d’Ivoire et la France , nation civilisatrice des nations

Mais au fait, excellence DOS SANTOS, ”votre” guerre d’Indépendance, en réalité, qui l’a faite ? En effet, ce sont :

1°) Le Congo Belge [RDC] qui faisait déjà sa guerre d’Indépendance, qui a éveillé votre conscience, qui vous a aiguillonné et vous a exhorté à la rébellion ; ce n’est par hasard que le tout premier appel à l’indépendance a été lancé de LEOPOLDVILLE [Kinshasa] où ROBERTO HOLDEN avait établi son QG, et où il avait formé un Gouvernement provisoire, le GRAE [Gouvernement Révolutionnaire de l’Angola en Exil] en 1954.

2°) L’ONU : par les entraves sans nombre qu’elle créait à l’entêtement et à l’encontre des efforts de guerre du Portugal, surtout, lorsque cette Institution, vous a solennellement donné le feu vert de prendre les armes contre le Portugal et de vous libérer, ”par tous les moyens que vous jugez nécessaires”, tout en vous aidant matériellement et financièrement.

3°) L’OUA : les réunions répétées à l’initiative de l’OUA qui bousculait sans répit l’ONU, dans le sens des résolutions à prendre, pour menacer et condamner le Portugal.

4°) L’intervention de l’Union Soviétique à vos côtés par le biais des instructeurs militaires, ses soldats d’élite, et son aide matérielle et financière. Pour leur exprimer sa gratitude, le président AGOSTINHO NETO est allé mourir chez eux, à MOSCOU.

5°) Enfin, la “brigade internationale cubaine”, ces troupes d’élites cubaines implacables, forcenées, qui ont fait de ”votre” guerre la leur, en occupant les premières lignes de fronts, face aux armées portugaises.

Excellence DOS SANTOS, comme vous pouvez vous en rendre compte, c’est la communauté internationale tout entière qui a fait [à la place des Angolais] “leur” guerre d’indépendance. Ignorer cela, ou vouloir le cacher, relève d’une malhonnêteté de “NAO-CIVILISADO”.

Excellence, c’est maintenant clair ! que les Angolais revoient à la baisse leur vanité ! Nous vous prions de faire en sorte que les boy-scouts que vous envoyez ici comme ”Ambassadeurs” s’imprègnent de ce que l’immunité diplomatique impose l’obligation de réserve, c’est-à-dire le droit d’observer, mais le devoir de faire le black-out sur sa propre opinion.

Bon séjour ! et sans rancune !

BOUSSOU EBA MICHEL

Citoyen Ivoirien

L’échec de la justice au Kosovo

Classé dans : Non classé — cabinda @ 17:24

Les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis au Kosovo à la fin des années 1990 risquent de rester impunis car la mission de l’ONU n’a pas fait son travail en matière de justice.

Dans son rapport Serbia (Kosovo): The challenge to fix a failed UN justice mission, Amnesty International explique que le Programme des juges et procureurs internationaux de la Mission d’administration intérimaire des Nations unies au Kosovo (MINUK) ne s’est pas conformé au droit international et aux normes internationales concernant le droit à un procès équitable. Alors que l’Union européenne s’apprête à prendre une décision au sujet de ses responsabilités à l’égard du Kosovo, le rapport révèle également que le Programme n’a pas permis de constituer sur place une équipe de procureurs, de juges et d’avocats expérimentés et bien formés, capables de travailler sur ces types de crimes.

« Des centaines de cas de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité (y compris des viols et des disparitions forcées) et d’autres crimes intercommunautaires ne sont toujours pas résolus sept ans après que l’ONU a commencé à reconstruire le système judiciaire du Kosovo. Des centaines d’affaires ont été closes parce que les éléments de preuve n’ont pas été présentés dans les délais ou correctement collectés. Des proches de personnes disparues disent avoir été interrogés à de très nombreuses reprises par les policiers et procureurs internationaux qui reprennent leur dossier, mais les affaires n’avancent pas », a déclaré Sian Jones, chercheur d’Amnesty International sur le Kosovo.

Le Programme a été créé en 2000, après l’effondrement du système judiciaire au Kosovo. Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie avait compétence pour juger les crimes commis au Kosovo, mais il était évident qu’il ne pourrait juger qu’un très petit nombre d’affaires.

Il fallait par conséquent trouver une autre solution pour conduire la plupart des procès pour crimes commis au Kosovo, et l’ONU instaura le Programme afin qu’un certain nombre de juges et de procureurs étrangers soient intégrés au système judiciaire pénal local.

Ce personnel international était censé veiller à ce que les procès se déroulent de manière indépendante et impartiale, en conformité avec le droit international et les normes internationales. Il devait aussi aider à renforcer les compétences des avocats et des juges locaux pour que ceux-ci puissent s’occuper de telles affaires.

Cependant, comme le montre le rapport, le Programme n’a pas atteint ses objectifs. Les procureurs et juges locaux ne sont guère mieux préparés à travailler sur des dossiers ayant trait à des crimes de droit international. Aucune loi n’a encore été adoptée pour mettre en œuvre les réformes juridiques indispensables au traitement de telles affaires.

Aucune date n’a non plus été fixée en ce qui concerne l’achèvement de la reconstruction du système judiciaire local, qui doit à terme pouvoir fonctionner sans une aide internationale permanente. Plusieurs raisons expliquent cet échec, notamment des défauts dans la conception et l’application du Programme, le manque de ressources et la faible priorité donnée à la justice internationale par rapport à d’autres domaines de la MINUK.

Amnesty International estime que la structure et le mode de fonctionnement du Programme ont affiché de telles défaillances que l’exemple du Kosovo ne peut pas servir de modèle pour internationaliser les systèmes judiciaires nationaux si des changements importants, tels que ceux recommandés dans ce rapport, ne sont pas mis en œuvre.

30 janvier 2008

2 février, 2008

«Miala e o Regime»

Classé dans : Politique — cabinda @ 16:48

Pela primeira vez na história de Angola um julgamento tem sido mediatizado até ao pormenor. O caso Miala é motivo de grande preocupação e curiosidade por parte de vastos sectores nacionais e tem tido desenvolvimentos que enriquecem a nossa vida política. A grande vantagem da mediatização está relacionada com o facto de que todos nós termos a mesma informação para nos pronunciarmos e isto só por si, dribla uma regra de ouro de regimes manipuladores. Contudo, o processo Miala em si não é nada de absolutamente novo na prática do nosso sistema político.

Muitos concentraram a sua repulsa sobre o poder judicial. A observação mais contundente tem a ver com o facto de Miala e seus pares terem sido afastados das suas funções por tentativa de golpe de estado, num comunicado tornado público, e acabarem por ser julgados por indisciplina militar, por ausência numa cerimónia de despromoção, organizada para ser humilhado – um método habitual no regime.

A grande vantagem do caso Miala é que ao passar-se com alguém « servidor do regime » permite mais facilmente revelar a natureza profunda do mesmo, o seu carácter perverso. Em Novembro de 1975, dias antes da minha partida para o exílio, telefonava eu, em protesto, ao Presidente Agostinho Neto, a propósito da prisão de militantes do Mpla, muito ligados à mim, como Ana Major, Nogueira, Airosa, Solonhé e outros: « camarada presidente como é possível estar a prender pessoas pelo simples facto de terem ideias diferentes no interior do movimento? ». Neto simulou desconhecer o assunto, mas quando revelei em detalhe os factos, remeteu-me ao Nito Alves. Muitos dos que então foram presos acabaram morrendo por diversos motivos e todos foram seviciados, torturados e pressionados psicologicamente. Mais tarde, a própria corrente de Nito Alves foi arrasada, e com ela outras pessoas com senso crítico ou ideias diferentes, inúmeros sectores populares ou simples cidadãos, por alegada tentativa de golpe de estado. A mensagem era clara. O regime é o regime, não pode ser beliscado.

O tempo passou, de partido que aspirava ao poder, a partido único, ao multipartidarismo, da assembleia do povo a nacional, muita roupagem mudou e várias adaptações foram feitas, mas a essência, essa, permanece a mesma e é isto que justifica a longevidade do regime.

Segurança do « Estado »

Um dos aspectos do regime é a partidarização da segurança do estado. Esse órgão, incapaz de se democratizar, tem ainda funções de controlo estrito das opiniões políticas dos cidadãos, dos seus movimentos e acções. Não se trata do controlo de acções contra o estado. Trata-se na realidade de quem contesta uma política do partido no poder. A comunidade de inteligência hoje em Angola está presente nas esquinas, em tudo quanto se move, nas palestras, nos partidos políticos, nas festas e nas igrejas. É dos instrumentos que mais instila o medo e que mais agita o « 27 de Maio » para evitar que os cidadãos se manifestem. Está no exterior do país e em todas as realizações que lá se fazem. É um órgão verdadeiramente omnipresente! A sua actividade envolve rios inimagináveis de dinheiro para controlar a consciência do cidadão. Não pode o cidadão estar contra o partido da situação, não pode mesmo no interior do partido da situação discordar pois é suspeito, não pode beliscar a figura do presidente da república. Logo surgem as consequências, através de atitudes persecutórias de « amplo espectro » bem como minuciosas, atingindo até o mais íntimo do fórum familiar e correndo risco de vida.

Na realidade, para o partido no poder e seu presidente a lógica é à moda do monarca francês Luís XIV « O estado somos nós e eu, em particular ». Perceber isto é fundamental para entender o regime. Angolanos que hoje no Exterior do país, por dignidade, estão a defender um julgamento justo para Miala, estão impedidos de terem acesso a renovação do seu passaporte e não podem sequer deslocar-se ao seu próprio país, por obra e graça da inteligência externa, apenas pelo facto de criticarem o regime. De resto, a corrupção latente na dita segurança de estado, só no que diz respeito ao movimento de emigração e que obrigou a grande depuração desse órgão é exemplo claro que o baixo grau de integridade patente não transpira qualquer patriotismo, capaz de defender a Nação e o estado. O que se pedia pois a Miala no exercício das suas funções não era a defesa do estado (aspecto secundário do seu trabalho) mas, em boa verdade, a defesa intransigente dos entes que têm o estado como privatizado. Não perceber que a « famiglia » funciona assim ou é pura ingenuidade ou é estar no jogo visando também alcançar os seus próprios objectivos. Agora, no seio daquele partido o jogo só nos é favorável quando temos a mão no manípulo da roda dentada; sempre que o mesmo nos escapa tudo pode acontecer.

Fragilidade democrática – império da ditadura

A democracia não inventa « golpes de estado » para fazer purgas internas. Também a democracia não faz julgamentos disciplinares para atingir fins políticos. O estado de direito assenta, em primeiro lugar, no respeito pelo cidadão em todas as suas dimensões. Cidadão não é um capacho, um ser submisso, propenso a cometer todo o tipo de ilegalidades, arbitrariedades e violência a mando do seu partido ou do seu presidente. Quem aceita este estatuto está igualmente sujeito a cair na própria trampa.

O estado de direito defende a dignidade da pessoa humana e propõe sempre e em qualquer circunstância julgamento justo com direito à defesa sem pressão. Não é este o estado que temos. O estado que muitos têm ajudado a construir, sob vários subterfúgios, e não raras vezes por meia dúzia de compensações materiais ou por temores à própria vida, é exactamente aquele em que vivemos: imoral, arbitrário, propenso a violação sistemática e engenhosa dos direitos humanos e só recua se a isto for obrigado. É longa a lista das situações e não é fácil contar-se as vítimas do estado ditatorial, cuja natureza só lhe permite adaptações, mas foge a qualquer mudança do seu carácter. Não se pode pedir ao regime demasiado como clamam e, legitimamente, os familiares de Miala, pois ele tem os seus próprios limites. Tomem isto a sério: É como se um cardíaco desesperado me pedisse a mim para lhe operar o coração.

Poder Judicial e regime

O estado democrático pressupõe a separação dos poderes: O Executivo, o judicial e o legislativo. Os juízes são independentes, só obedecem à lei e agem de acordo com o direito e a sua própria consciência. Mas estamos a falar dum país em que muita gente ainda « manda prender », manda a policia « sovar », « emboscar », etc. Os juízes recebem ordens de cima, de políticos poderosos. Recentemente o meu companheiro Massinga de Cabinda por estar com um comunicado da FpD na mão, foi condenado a 5 meses de prisão com pena suspensa durante 2 anos, por crime « contra a segurança do estado ». Uma violação capital da democracia que mereceu grande silêncio por parte da comunicação social.

O Procurador Geral concordou com a pena porque « o presidente da república ia deslocar-se no dia seguinte àquela província » e, em privado, o Juiz da causa, um estudante de 2º ano de direito, dizia que tinha recebido ordens de cima para assim agir. Processos no Tribunal Supremo não andam porque podem chocar com interesses de dignitários do sistema e da aura que o sistema constituiu, como é o caso, do pedido de inconstitucionalidade da lei eleitoral. Com o julgamento mediático do Miala toda a ilusão sobre o sistema judicial ruiu. Não há assim no actual sistema garantia de defesa dos cidadãos. Um dos pilares fundamentais da democracia não joga o seu papel. O cidadão não tem qualquer suporte para se defender.

Regime em causa – só haverá dignidade com mudança

Se juntarmos a ausência de independência do poder judicial à paralisia da Assembleia Nacional que não tem papel fiscalizador de coisa alguma, e ainda à subordinação da maioria dos sindicatos, o domínio de associações de desportivas a cívicas, a transformação da comunicação social de massas em órgãos de mera propaganda, o que está em causa em Angola não é um mero programa de governo; é justamente o « regime ».

Significa que só é eficaz a luta em torno do caso Miala, Massinga e tantos outros se for capaz de pôr em causa o regime. A indignação da família Miala que levou à denúncia contundente das questões que julga estarem na base da perseguição do seu familiar, é uma postura (que esperemos seja consequente) que se tivesse sido assumida por todas as famílias cujos familiares foram perseguidos e sucumbiram sem atender os seus direitos, ao invés de aceitarem o jogo do regime, poderia ter contribuído para a melhoria da vida de todos.

Se não formos capazes de identificar bem o regime, e não fizermos compromissos com ele, vamos continuar a assistir a muitas desilusões, a demasiadas cobardias, a bajulações desmedidas, e a ordinária despersonalização. Sem abdicar da luta no dia a dia, as eleições são uma soberana oportunidade para na via democrática os cidadãos angolanos desafiarem o regime e aumentarem a sua auto-estima.

Filomeno Vieira Lopes
Presidente da FpD

Secretário de Estado francês critica gestão de petróleo em África

Classé dans : Non classé — cabinda @ 16:28

O secretário de Estado francês para a Cooperação e Francofonia, Jean Marie Bockel, criticou terça-feira em Paris a gestão dos rendimentos petrolíferos em África e anunciou « a morte da Françáfrica ».
Secretário de Estado francês critica gestão de petróleo em África  2803979
« Um dos primeiros bloqueios ao desenvolvimento de África é a má governação, o desperdício de fundos públicos, a negligência das estruturas administrativas e a predação de alguns dirigentes », declarou Bockel durante a apresentação dos seus votos de Ano Novo à imprensa. »Todo o mundo sabe, mas poucos o dizem », disse Bockel, evocando longamente o caso particular dos países africanos produtores de petróleo num contexto marcado pelo aumento do custo do barril no mercado internacional.

« Quando o barril está a 100 dólares americanos e que importantes países produtores não conseguem desenvolver-se é a governação que está em causa. Quando os indicadores sociais destes países estagnam ou sofrem uma regressão enquanto uma minoria leva a cabo uma vida luxuosa, a governação está em causa », frisou o Secretário de Estado francês.

Bockel interrogou-se sobre o uso das receitas do petróleo, defendendo que França já não deve atribuir a sua ajuda ao desenvolvimento aos Estados africanos que desperdiçam os seus recursos.

« O que é feito destas receitas petrolíferas? Porque a população não beneficia delas? Será que é legitimo que a nossa ajuda ao desenvolvimento seja atribuída a países que desperdiçam os seus próprios recursos »?, indagou-se perante um público composto essencialmente por funcionários franceses encarregue da cooperação franco-africana.

« Enquanto responsável político, sou contabilista da boa utilização dos dinheiros do contribuinte. Tenho o direito, tenho mesmo o dever de colocar estas perguntas. Não é ingerência: é ser fiel ao princípio de solidariedade que guia a nossa acção », defendeu-se Bockel.

Distanciando-se da política africana do Presidente Nicolas Sarkozy, o Secretário de Estado francês, que entrou no Governo como « ministro de abertura », disse que « a ruptura anunciada se faz esperar seis meses depois ».

« Quero repetí-lo claramente: estas mudanças são necessárias e terão lugar (…). O peso dos hábitos é um obstáculo a esta mudança (…) », disse Bockel, igualmente administrador de Mulhouse, no leste de França.

« Quero que cessam as interferências dos que o Presidente Sarkozy qualificou de emissários oficiais que não têm outro mandato que o que eles inventam. É uma necessidade para manter um discurso exigente aos Africanos », sustentou o secretário de Estado francês para a Cooperação e Francofonia.

« Hoje, diante de vocês, vou assinar o certificado de morte da Françáfrica. Quero virar a página de práticas dum outro tempo, dum modo de relações ambíguo e com indulgência de que alguns, aqui como ali, aproveitam em detrimento do interesse geral e do desenvolvimento », frisou Bockel, suscitando interrogações e cepticismo na sala onde África estava muito pouco representada.

PANAPRESS (C) Correio Digital

Jean Ping eleito Presidente da Comissão da UA

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O vice-primeiro-ministro do Gabão, Jean Ping, foi eleito hoje em Adis Abeba presidente dJean Ping eleito Presidente da Comissão da UA a Comissão da União Africana (UA), sucedendo ao antigo chefe de Estado do Mali Alpha Oumar Konaré, indicaram fontes diplomáticasJean Ping, que é também chefe da diplomacia do regime de Omar Bongo, no poder desde 02 de Dezembro de 1967, era dado como favorito à sucessão de Konaré, que presidente à Comissão desde 2003 e que recusou recandidatar-se ao cargo.A eleição de Jean Ping, que se confrontou com outras três candidaturas, foi concretizada logo na primeira volta da votação.Além de Jean Ping, apresentaram-se à votação Abdulai Osman Conteh, da Serra Leoa, Barnabas Sibisiso Dlamini, da Suazilândia, e Inonge Mbikusita-Lewanika, da Zâmbia.

Inicialmente, havia seis candidaturas mas, dois dias antes do início da cimeira, na passada terça-feira, dois deles – a ministra dos Negócios Estrangeiros do Burundi, Antoinette Batumubwira, e o antigo Presidente das Ilhas Maurícias, Cassam Uteem -, retiraram-se da corrida sem que fossem explicadas as razões.

Em curso está a votação para a vice-presidência da Comissão, a ser disputada entre Khair Eldin Abdel Latif, do Egipto, e Erastus Mwencha, do Quénia, e para os cargos de comissários (oito).

Nenhuma das candidaturas para o cargo de comissário é oriunda dos Países Africanos de Língua Oficial Portuguesa (PALOP -Angola, Cabo Verde, Guiné-Bissau, Moçambique ou São Tomé e Príncipe).

Quinta-feira, o chefe de Estado tanzaniano, Jakaya Kikwete, foi eleito presidente em exercício da União Africana, sucedendo ao seu homólogo do Gana, John Kufuor.

A União Africana foi formalmente criada em Julho de 2002, pondo termo à Organização da Unidade Africana (OUA), fundada em 1963 e que teve como primeiro presidente o então imperador etíope Haile Selassié e como último o antigo chefe de Estado da Zâmbia, Levy Mwanawasa.

Desde a fundação da OUA, em 1963, e depois da Declaração de Sirte (Líbia, 1999), que deu origem à União Africana, em 2002, apenas por uma vez a principal organização africana teve um presidente lusófono – Joaquim Chissano, o antigo chefe de Estado moçambicano (de 1986 a 2005), que exerceu o cargo entre Julho de 2003 a idêntico mês do ano seguinte.

Perfil

Filho de mãe chinesa e pai gabones, Ping nasceu a 24 de Novembro de 1942. Exerce as funções de Ministro dos Negócios Estrengeiros do Gabão, desde 1999. Antes, ocupou vários cargos ministeriais, nomeadamente: Informação, Turismo, Telecomunicações e Reforma do Sector Público, Minas, Director do Gabinete do Presidente Omar Bongo e em 2004, foi Presidente da quinquajésima-nona Assembleia Geral das Nações Unidas.
Foi esposo de Pascaline Bongo Ondimba, filha e ecretária Geral da presidencia da república gabonesa.

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