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30 octobre, 2009

Invasions à répétition du Bas-Congo: Luanda se moque de Kinshasa

Classé dans : Non classé — cabinda @ 7:43

AngolaDes militaires angolais sont signalés, depuis le week-end dernier, dans le territoire de Tshela, au Bas-Congo, où ils occupent les villages de Kata Kangu et Mbata Yema, à environ 200 kilomètres de Matadi. Le prétexte choisi pour justifier cette énième invasion de cette partie du pays est la chasse aux rebelles du FLEC (Front de Libération de l’Enclave de Cabinda). Pour ce faire, ils ont fait du porte-à-porte, fouillant systématiquement toutes les cases des deux villages précités, où ils n’auraient trouvé aucun suspect. Terrorisés, leurs propriétaires ont trouvé le salut dans la fuite. Ce nouveau safari angolais dans cette province étonne, d’autant qu’il y a une semaine, une délégation ministérielle angolaise a séjourné à Kinshasa, pour convenir avec les autorités congolaises de la nécessité de stopper les mouvements réciproques d’expulsions des Congolais d’Angola et des Angolais de la République Démocratique du Congo. A en croire la lettre du président Dos Santos remise à cette occasion à son homologue Joseph Kabila, les peuples congolais et angolais avaient intérêt à préserver les relations d’amitié et de fraternité qu’ils entretiennent depuis des temps séculaires. Dans le souci d’harmoniser leurs vues sur les dossiers de l’immigration clandestine, de la fraude, de la criminalité, du trafic des drogues et du blanchiment d’argent, Kinshasa et Luanda ont annoncé la tenue, à la mi-novembre 2009, de la Grande Commission Mixte congolo-angolaise.

              Mais, au vu de la situation que vient de créer l’armée angolaise dans le territoire de Tshela, les observateurs pensent que Luanda continue de se moquer de Kinshasa. En effet, aucun engagement allant dans le sens du respect de l’intégrité du territoire congolais, des accords de bon voisinage, des mêmes valeurs culturelles, de la coexistence pacifique, des recommandations de la SADC et de la CEEAC en rapport avec la libre circulation des personnes et des biens, n’est tenu par la partie angolaise. Tout se passe comme si Luanda avait un agenda caché, dont la toile de fond serait la spoliation des ressources naturelles congolaises, notamment le pétrole et le diamant, l’annexion de plusieurs portions du territoire congolais (cas des territoires de Kahemba et Mbanza-Ngungu sous le couvert d’un prétendu mauvais positionnement des bornes frontalières et de celui de Tshela sous prétexte de traquer des résistants cabindais) et pourquoi pas son diktat militaire. En dépit des promesses renouvelées de Luanda de vivre en paix avec Kinshasa, des actes répétés de provocation armée indiquent que l’on a affaire à un « voisin » belliciste. On sait que l’Angola n’est pas contente de la manière dont la RDC vient de négocier la paix dans sa partie Est avec ses mouvements rebelles internes mais également avec ses voisins ougandais et rwandais. Il y a aussi le contentieux de la facture des guerres de 1996, 1997 et 1998, dont la hauteur est du domaine des accords passés avec les « libérateurs ». On croit savoir que le leadership sous-régional que vient de s’octroyer Joseph Kabila au niveau de la CEEAC et de la SADC ferait ombrage au maître de Luanda, qui a certainement peur de voir renaître de ses cendres l’ogre congolais. On rappelle qu’il y a quelques semaines, les mêmes villages avaient été envahis par l’armée angolaise, à la poursuite des combattants du FLEC. Des exactions avaient été commises sur des villageois et villageoises congolais, dont beaucoup avaient dû fuir pour aller se cacher dans les forêts environnantes. Après le retour de l’accalmie, le gouverneur du Bas-Congo, Simon-Floribert Mbatshi Batshi, avait dû se rendre sur place pour réconforter les compatriotes ayant perdu des biens, blessés ou des êtres chers dans les actes de barbarie de l’armée angolaise. L’année dernière, plusieurs incursions de l’armée angolaise avaient été enregistrées dans des villages du territoire de Tshela, jetant dans la forêt des milliers de citoyens congolais. Selon des sources provinciales, soldats et policiers angolais patrouillent aux postes frontaliers depuis la dernière vague d’expulsions des ressortissants angolais de plusieurs villes et localités congolaises, notamment Tshela, Moanda, Boma, Matadi, Songololo, Kimpese, Kimpangu, Kwilu-Ngongo, etc. Des sources provinciales contactées par Le Phare estiment que la situation sécuritaire du Bas-Congo relève du pouvoir central. D’où, elles exhortent les autorités de Kinshasa à réagir avec vigueur, comme elles l’ont fait dernièrement dans le cas des expulsions massives des Congolais d’Angola, à travers des notes diplomatiques mais aussi des plaintes en bonne et due forme auprès des instances internationales, telle le Conseil de Sécurité de l’Onu, continentale, telle que l’Union Africaine, et sous-régionale, telles que la CEEAC (qui tient présentement ses assises à Kinshasa) ou la SADC, dont notre pays assume la présidence.source : le Phare/Kinshasa

19 octobre, 2009

Tshela : des villageois et des militaires congolais en fuite

Classé dans : Politique,Société — cabinda @ 9:58

La réunion des membres du Conseil de Sécurité du District du Bas-Fleuve n’a pas pu évaluer avec certitude le nombre d’habitants de certains villages de cette partie du territoire national qui avaient été contraints de fuir dans la brousse à la suite des accrochages sanglants entre les éléments de l’armée régulière angolaise et les rebelles du FLEC (Front de Libération de l’Enclave de Cabinda).
Selon des sources indépendantes, des soldats angolais avaient effectué dans la nuit du lundi et mardi dernier des incursions dans les villages de Kikamba, Mbata Yema et Buende, situé dans le secteur de Lubolo, en territoire de Tshela, pour y déloger des rebelles de ce mouvement qui revendique la libération de cette enclave située entre le Congo-Brazzaville et la RDC, mais que l’Angola considère comme une partie intégrante de son territoire. Ces incursions ont provoqué la panique au sein des villageois qui se sont réfugiés dans les forêts avoisinantes, exposés aux intempéries et aux animaux sauvages. Le bilan provisoire donné par des sources indépendantes retient le nombre de 8 tués et des dizaines de rebelles. Ce que rejette catégoriquement le FLEC dans un communiqué remis à la presse dans la soirée.
Cependant, une controverse a éclaté entre le commissaire de District assistant et certaines sources indépendantes au sujet non seulement du bilan mais surtout du retour des autochtones dans leurs foyers respectifs. D’un côté, le commissaire assistant affirme la main sur le cœur que sont déjà retournés chez eux à la suite de l’appel lancé par la commission descendue sur place, tandis que pour leur part, les sources indépendantes continuent à dire que de nombreux villageois se cachent toujours dans les forêts environnantes.
En attendant, le calme est revenu dans ces contrées, car les troupes angolaises se sont retirées après des combats de près de cinq heures. On ne connaîtra pas de sitôt le nombre des victimes parmi les populations congolaises. Mais une chose est sûre, les dégâts matériels et humains doivent être importants. Encore une fois, des forces angolaises régulières se sont permis d’envahir le territoire congolais sous prétexte de pourchasser de rebelles du FLEC. Il est grand temps que le gouvernement de Kinshasa prenne son courage en mains pour mettre en garde Luanda contre ce genre d’actes qui ne reflète pas le bon voisinage et les prescrits du Droit International humanitaire. Si à chaque mouvement des éléments se réclamant d’un mouvement rebelle quelconque, le pays voisin se croit en droit de lancer des troupes armées sur le territoire de la RDC, l’on se demande si le contraire serait apprécié de la même façon. Pourquoi claironner à longueur des journées la politique de bon voisinage et le recours au règlement pacifique des différends ? Sacrifices sans lendemain Que dire des sacrifices consentis durant des décennies et cela depuis l’époque coloniale par des centaines des milliers des familles de la RDC pour héberger près de quatre millions d’Angolais ayant fui les exactions et autres crimes contre l’humanité perpétrés régulièrement par des colonisateurs portugais et ensuite les affres de la longue guerre de libération déclenchée par les trois mouvements qui marqueront à jamais l’histoire de ce pays?
Le MPLA au pouvoir depuis plus de trente ans, l’UNITA de feu Jonas SAVIMBI tué au combat et le FNLA de feu Roberto HOLDEIN qui a disparu de la vie politique angolaise, tous ces mouvements, faut-il le rappeler, avaient été créés en RDC où ils avaient établi par ailleurs leurs bases militaires et tous leurs leaders résidaient à Kinshasa avec ce que cela avait représenté comme menace contre la sécurité intérieure du pays d’accueil. Encore une fois, on ne cessera pas de le dire, le Congo de P.E. Lumumba, d’Etienne TSHISEKEDI et de L.D. Kabila paie par le sang de ses filles et fils son attachement aux valeurs universelles de l’hospitalité et du bon voisinage. Hier, c’était avec les Rwandais, les Burundais, les Ougandais et les Soudanais dont des millions d’entre eux avaient aussi bénéficié de l’hospitalité légendaire des Congolais avant de leur cracher sur le visage.

Texte distribué par Mwalimu Kadari M. Mwene-Kabyana, Ph.D.
2311 rue Centre
Montréal (Québec)
Canada
H3K 1J6

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