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12 juin, 2010

LE « RÉSEAU BASSIN DU CONGO-OCÉAN » EXIGE LA LIBERATION PAR L’ANGOLA DES ACTIVISTES CABINDAIS.

Classé dans : Politique,Société — cabinda @ 22:29

Le président de l’ONG La « Voix des sans-voix » a été retrouvé mort dans sa voiture, près de Kinshasa. Son chauffeur, également membre de l’organisation, a disparu, selon la police. Mais plusieurs ONG de défense des droits de l’homme remettent la version officielle en cause et dénoncent un « assassinat ignoble ». 

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Floribert Chebeya, le 7 avril 2005 à Bruxelles.
 


QUI A TUÉ FLORIBERT CHEBAYA ?

Depuis mardi soir, ses proches étaient inquiets. Floribert Chebeya, le président de l’organisation La « Voix des sans-voix (VSV) » a finalement été retrouvé mort mercredi, près de Kinshasa.

Son corps était « sans vie, allongé sur le siège arrière de (sa) voiture, apparemment sans trace visible de violence », d’après le général Jean de Dieu Oleko, inspecteur provincial de la police pour la ville de Kinshasa. Le véhicule était stationné à la sortie de Kinshasa, en direction de la province du Bas-Congo (Sud-Ouest). Le chauffeur du véhicule, qui était aussi membre de cette organisation de défense des droits de l’homme, n’a en revanche pas été retrouvé « jusque-là » a indiqué le policier. Depuis la veille au soir, Floribert Chebeya n’avait plus donné de nouvelles.

Les ONG congolaises de défense de droits de l’Homme ont aussitôt enquêté de leur côté et leur version diffère notablement de celle de la police. Dans un communiqué publié jeudi, elles ont dénoncé  un « assassinat ignoble » et réclamé une enquête « impartiale » aux autorités de la « RDC ». Selon ce collectif d’une dizaine d’ONG locales, des « témoignages » ont indiqué que Floribert Chebeya a été « retrouvé tôt (mercredi) matin sur la banquette arrière (de son) véhicule, les mains menottées derrière le dos, le pantalon et le sous-vêtement rabaissés sur les genoux ».

Le chauffeur qui accompagnait M. Chebeya aurait également été retrouvé mort jeudi matin à un autre endroit de Kinshasa, d’après ces ONG. Interrogée par l’AFP, la police n’a pas confirmé cette information.

MYSTÉRIEUX RENDEZ-VOUS AVEC L’INSPECTION GÉNÉRALE DE LA POLICE.

La « VSV » s’était inquiétée de la « disparition » de Floribert Chebaya dans un communiqué, publié mercredi. L’organisation indiquait que son président avait été convoqué « à un rendez-vous sollicité auprès de l’inspecteur général de la police nationale congolaise [le général John Numbi] » lors d’un appel téléphonique, dans la matinée de mardi.

Floribert Chebaya s’y était rendu avec son chauffeur mais il n’avait pas pu rencontrer l’inspecteur général, à en croire un « SMS » envoyé à son épouse. Il disait alors se diriger vers l’Université pédagogique nationale. Dès 21 h 15, Floribert Chebeya n’a plus répondu aux appels sur son téléphone portable et celui de son chauffeur était éteint.

Le président de la « VSV » avait envoyé un courrier demandant à l’inspection son « intervention pour l’humanisation des conditions carcérales ». Le 28 mai 2010, un certain « monsieur Michel », se réclamant de « l’inspection générale de la police » s’était rendu à la « VSV » pour remettre un accusé de réception du courrier, d’après l’organisation.

À la suite de la double disparition, l’ONG a contacté « M. Michel » pour avoir des précisions sur le rendez-vous entre l’inspection générale et son président. L’interlocuteur « ne reconnaissait pas avoir appelé ce dernier mardi et n’était pas au courant de ce rendez-vous », précise le communiqué de la « Voix des sans-voix ».

« CE N’ÉTAIT PAS UN POLÉMISTE »

Floribert Chebeya était une figure de la société civile, consultée par les « Nations unies », et luttant sur les terrains les plus sensibles depuis la fin des années 1980.

Floribert Chebeya, 47 ans, père de trois enfants, était à la tête de l’une des toutes premières ONG de protection des droits de l’homme du pays. À la fin des années 1980, avec un ami, l’ancien étudiant de l’Institut supérieur de commerce de Kinshasa crée la « VSV ». À l’époque, les droits de l’homme sont l’affaire du seul Mouvement populaire de la révolution, le parti unique. La « VSV » défend sa cause, les prisonniers politiques, dans la clandestinité. Avec les années 1990 vient le multipartisme. L’association commence à travailler au grand jour. Floribert Chebeya abandonne son emploi de comptable pour s’y consacrer à plein temps. Depuis, il multipliait les enquêtes et les plaidoyers sur les sujets sensibles : suppression de la Cour d’ordre militaire (tribunal d’exception) instituée par Laurent-Désiré Kabila, procès équitable pour les assassins présumés de ce dernier, prise en compte de la société civile lors de négociations de paix, lutte contre les fraudes électorales, les arrestations arbitraires… Sa réputation dépassait les frontières congolaises. « Ce n’était pas un polémiste, mais un type humble, réservé, d’une intelligence vive, doté du sens de la nuance », témoigne un diplomate. Mi-mai, il figurait parmi les trois représentants d’ONG entendus par le Conseil de sécurité des « Nations unies » en visite à Kinshasa.

NOTE :

Floribert Chebeya n’a pas écouté son ami Dismas Kitenge, président de « Lotus », un groupe de défense des droits de l’homme. « Je lui ai conseillé plusieurs fois de quitter le pays, pour se protéger. Mais il refusait, disait que c’était lâche. » Le 2 juin 2010, à l’aube, le cadavre du directeur exécutif de la « Voix des sans-voix (VSV) » a été découvert sur la banquette arrière de sa petite Mazda grise, dans le quartier Mitendi, à Kinshasa. Le lendemain, son épouse identifiait son corps à la morgue de l’hôpital général. Selon un témoignage, il ne portait pas de traces de violences, sinon une plaie au-dessus d’un œil. Le cou était en revanche gonflé, le nez et les oreilles ensanglantés.

Le 1er juin 2010, en fin d’après-midi, Floribert Chebeya s’est rendu à l’« Inspection générale de la police », où il était convoqué. Et son épouse n’a plus eu de nouvelles. Le lendemain, un communiqué signé par l’inspecteur provincial de la police de Kinshasa, le général Oleko, expliquait que les agents de la sécurité avaient « découvert le cadavre d’un homme sans aucune trace visible de violences, dont la tirette du pantalon était ouverte et à côté duquel se trouvaient deux préservatifs déjà utilisés (…), une boîte de stimulants Da Vigra (…), deux ongles artificiels et quelques mèches pour dames. » Les défenseurs des droits de l’homme payant actuellement un lourd tribut en + RD Congo +, l’entourage du défunt ne croit pas à un meurtre crapuleux ».

Lire, aussi, dans la même rubrique, les articles suivants :

>>  L’ENQUÊTE AVANCE DANS L’AFFAIRE CHEBEYA ?

>>  LE « RÉSEAU BASSIN DU CONGO-OCÉAN » EXIGE LA LIBERATION PAR L’ANGOLA DES ACTIVISTES CABINDAIS.

Source: Afrique Dossier / Réseau Nerrati Press

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