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12 juillet, 2010

Arrêt de la rébellion à Cabinda, l’Angola prêt au dialogue

Classé dans : Politique — cabinda @ 13:18

Le gouvernement de l’Angola se dit ouvert à des pourparlers avec le mouvement séparatiste Flec, dont les dirigeants en exil ont annoncé la fin de leur lutte armée pour le contrôle de l’enclave pétrolifère de Cabinda.

Le chef du Front de libération de l’enclave de Cabinda (Flec), Henrique N’zita Tiago, a déclaré vendredi que le combat mené par son mouvement n’était plus viable et a proposé au gouvernement d’ouvrir des négociations à Lisbonne, la capitale portugaise.

Le Flec, en lutte depuis plus de trente ans pour l’indépendance de Cabinda, avait fait la « une » de la presse internationale en lançant le 8 janvier une attaque armée contre un autocar qui transportait l’équipe nationale de football du Togo durant la Coupe d’Afrique des nations en Angola.

« Si les dirigeants du Flec veulent discuter avec le gouvernement, nous y sommes ouverts« , a déclaré à Reuters Antonio Bento Bembe, secrétaire d’Etat chargé des droits de l’homme et président du Forum cabindais pour le dialogue.

« Mais cela ne signifie pas que les responsables des récents attentats terroristes ne seront pas traduits en justice.« 

Dans des interviews accordées séparément à l’agence portugaise Lusa, N’zita Tiago – qui passe pour vivre à Paris – et Alexandre Builo Tati, chef du groupe dissident Flec Renovada, ont annoncé que leur guerre était terminée à Cabinda.

« Non, nous ne voulons plus de guerre à Cabinda. Le gouvernement portugais devrait conseiller au gouvernement angolais (…) d’engager un dialogue. Je souhaiterais que ces entretiens débutent à Lisbonne« , a indiqué Tiago.

Le gouvernement de Luanda avait qualifié le Flec d’organisation terroriste lorsqu’il a revendiqué l’embuscade de janvier, qui s’est soldée par la mort de deux membres de la délégation du Togo.

Les autorités angolaises avaient aussi lancé des mandats d’arrêt contre les dirigeants du Flec, dont beaucoup seraient en exil à Paris. Plusieurs personnalités de la société cabindaise, dont un professeur d’université, un militant des droits de l’homme et un prêtre, ont été arrêtées.

L’enclave est séparée du reste de l’Angola par une bande de terre intégrée à la République démocratique du Congo (RDC).

Henrique Almeida, Philippe Bas-Rabérin pour le service français.

Source: L’EXPRESS.FR 

N.B: Le FLEC dont il est ici question n’est autre que le FLEC-FAC, une des tendances dirigées par M. Nzita Henriques Tiago. 

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