8 juillet, 2015

Em Portugal só a Casa de Cabinda protesta pela detenção de activistas dos direitos humanos nesse territorio.

Classé dans : Politique,Société — cabinda @ 14:02

A Casa de Cabinda em Portugal transmitiu “o mais profundo repúdio” pela detenção de activistas dos direitos humanos naquela região angolana, no sábado, condena o que classifica de “atropelo à Justiça” e exige a sua libertação.

 

11 juin, 2015

Valse du corps professoral portugais autour de la question du Cabinda.

Classé dans : Politique,Société — cabinda @ 17:52

Depuis que la Commission Africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) a décidé de déclarer recevable les plaintes des mouvements cabindais contre l’Angola, l’on assiste à une espèce d’agitation des milieux enseignants portugais qui, comme une caisse de résonance, ont pris le relais dans la défense des thèses gouvernementales contre les arguments avancés par les indépendantistes cabindais dans leur lutte pour la reconnaissance et l’exercice des droits du peuple du territoire colonial de Cabinda à son autodétermination et à exercer la souveraineté sur ses ressources naturelles usurpées et spoliées par l’Angola avec la complicité active de certains dirigeants de gauchistes au pouvoir entre 1974 et 1976.

Après le prof. Carlos Blanco de Morais, auteur du livre « O direito à autodéterminação dos povos – O estatuto jurídico do enclave de Cabinda » paru en 1998, commandité par M. José Manuel Durão Barroso, ami personnel du président angolais, livre dont les thèses soutenues ont été mises à rude épreuve par une cinglante réplique adressée à la CADHP par un collectif de mouvements cabindais constitué par FLEC-Originel, l’UNLC et le CNRPC, c’est au tour des professeurs Catherine Maia (Professeur à la Faculté de Droit à l’Université Lusophone de Porto) et Robert Kolb (Professeur à la Faculté de Droit à l’Université de Genève (Suisse), auteurs du livre  « Le statut international de la province angolaise du Cabinda à la lumière du droit international public » d’emboiter le pas en renfort de ce dernier. C’est la 2ème publication du livre, la première ayant curieusement été faite en janvier 2013 sous forme d’articles parus dans :

1- La Revue « VIII Anuário Brasileiro de Direito Internacional, Volume 1 | NÚMERO 14 » ;

2- L’Annuaire Français de Relations Internationales 2014, Vol. XV, publication coordonnée par l’Académie des Sciences Morales et Politiques, Université Panthéon-Assas – Centre Thucydide,

articles publiés peu avant que les membres de la CADHP n’aient statué sur les plaintes des mouvements cabindais et  dont la conclusion, loin de surprendre a été purement et simplement la suivante : « Il n’y a pas de violation de droits de l’homme au Cabinda », balayant d’un revers de main tous les rapports dressés par des institutions crédibles de défense des droits de l’homme (Human Right Watch, Amnesty International, la Commission des droits de l’homme des Nations Unies), le Département d’Etat américain, etc.

Cette prise de position éminemment politique et non juridique résulte d’un compromis négocié pour ne pas vexer les autorités angolaises et ainsi faciliter l’organisation par celles-ci, de la session d’avril 2014 devant se tenir  Luanda.

Pourquoi cet intérêt subit et autant d’aversion contre les intérêts légitimes du peuple sans défense de Cabinda pour son droit à l’autodétermination ?

 Si ceux-ci se souciaient tant du sort des peuples africains issus de leurs anciennes colonies, provinces ou territoires d’outre-mer, pour lequel le Portugal avait reçu pour mission de l’Orient « de coloniser des terres et de leur apporter les bienfaits de la civilisation », pourquoi ne pas s’appesantir et disserter sur :

  • les méfaits et crimes perpétrés par les agents de la PIDE / DGS dans les anciennes colonies portugaises d’Afrique, notamment en Angola et au Cabinda, actions à l’origine de nombreux cas d’assassinats qui ont laissé des séquelles indélébiles dans la mémoire des natifs de ces territoires ;
  • les personnes froidement assassinés par les éléments du MPLA peu avant la proclamation de l’indépendance ;
  • l’enrichissement illicite et les détournements des deniers publics par la nomenklatura du MPLA, fonds déversés dans des affaires juteuses au Portugal ou déposés dans les paradis fiscaux, transformés en pays de blanchiment d’argent au détriment du bien-être des populations locales angolaises ;
  • les violations répétées des droits de l’homme et assassinats politiques auxquels sont exposés les opposants au régime ;
  • la corruption tant au Portugal qu’en Angola, dont certains dirigeants politiques, considérés autrefois comme d’honnêtes gens, en font déjà les frais ;
  • etc…

Etre enseignant universitaire et tirer profit de cette étiquette, pour véhiculer des positions politiques à peine voilées sur un sujet d’actualité donné, ne veut forcément pas dire que l’on détient le monopole du savoir et de la vérité et que, par conséquent, ce que l’on affirme doit être pris pour parole d’évangile.

Le peuple de Cabinda qui connaît désormais qui sont ses véritables amis, saura déjouer tous les obstacles dressés sur son chemin dans la lutte pour son droit à l’autodétermination.

Rien dans ce monde n’est immuable ; tout est mouvement et changement. C’est la dialectique de l’histoire. Le régime de l’Estado Novo, comme celui des militaires du MFA (Mouvement des Forces Armées portugaises), n’ont pas échappé au vent de l’histoire.

Augusto F. Liumba.

18 mars, 2014

TALENTS LITTERAIRES DE LA DIASPORA AFRICAINE

Classé dans : Société — cabinda @ 19:34

Roman1_Hirvin_ppNous avons le plaisir de vous informer de la parution du tome 1 du premier ouvrage que le jeune Hirvin PENA-PITRA a écrit à 15 ans, un roman de la classe dite «fantasy».

Intitulé « L’HÉRITIER », cet ouvrage de 360 pages est le premier de la série au titre « L’HÉROSAQUADONE OU L’ÉPOPÉE DE FULCA L’ÉLÉMENTAL».

Pour  l’instant, bien que cette œuvre ait été retenue par deux grandes maisons d’édition, ce roman a été publié en autoédition pour son premier tirage (ISBN 978-2-35897-381-6 et EAN 9782358973816).

Vous pouvez vous procurer ce livre, au prix de 20€, en vous adressant à la Librairie « Le point de côté », 22, place Henri IV, 92150 Suresnes, Tel : 01 45 06 16 65 ou à la société 3H2Pcom sise au 44B, rue Carnot, 92150 Suresnes, Tel : 06 66 17 49 75, qui en est le dépositaire exclusif. Pour ceux qui souhaiteraient le commander, nous vous informons que les frais d’expédition sont à votre charge.

23 février, 2014

As verdades sobre Cabinda no livro do Padre Raúl Tati

Classé dans : Politique,Société — cabinda @ 21:55

O padre de Cabinda, Raúl Tati, lançou recentemente em Cabinda, o livro « Cabinda: Percurso histórico entre Deus e Cesar, de 1975-2012« . Nele constam factos sobre o enclave desconhecidos pela maioria.

1 février, 2013

Réplique d’organisations cabindaises à l’Avis adressé par le Gouvernement angolais à la CADHP.

Classé dans : Politique,Société — cabinda @ 7:51

Réplique d'organisations cabindaises à l'Avis adressé par le Gouvernement angolais à la CADHP. dans Politique ranque_franquepresid_cgsne-210x300 dans Politique

ÉCOUTEZ LES SÉQUENCES DE CABINDAWEBRADIO POUR VOUS INFORMER

SUR LES FONDEMENTS DE LA QUESTION DU TERRITOIRE OCCUPÉ DU CABINDA

Comme nous l’avions annoncé aux visiteurs du site, voici la première de couverture de la réplique du collectif d’organisations cabindaises à l’Avis du Gouvernement de la République d’Angola relatif aux plaintes sur des cas de violations des droits de l’homme au Cabinda, introduites auprès de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (Union Africaine) par différentes organisations cabindaises.

Ce document est publié sous forme d’ouvrage que vous pourriez acheter en adressant un mél à l’adresse suivante : frente.libca1963@laposte.net.

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Ce document, de plus d’une centaine de pages, est une réponse au « déniement », par le gouvernement de l’Angola (GdA), du droit du Peuple du Cabinda à l’autodétermination, et à la désapprobation du travail orienté et partisan du prof. Carlos Blanco de Morais, qui a servi de base à l’argumentaire de la communication adressée par le GdA à la CADHP en avril 2012.


*****************************************

Como o tinhamos anunciado aos visitantes do site, eis aqui a capa da réplica do Coletivo das organizações Cabindas ao parecer do Governo da República de Angola em relação às queixas sobre casos de violações dos direitos humanos em Cabinda, introduzidas junto da Comissão Africana dos direitos humanos e dos Povos (União Africano) por diferentes organizações de Cabinda.

Este documento foi publicado como livro que poderá ser adquirido enviando um e-mail no seguinte endereço: frente.libca1963 @ laposte.net.

Este documento, que tem mais de 100 páginas, é uma resposta a recusa do governo de Angola (GdA), em reconhecer o direito do Povo do território de Cabinda à autodeterminação, assim como à desaprovação do trabalho orientado e partidário do Professor Carlos Blanco de Morais, que tem servido de base para os argumentos da comunicação enviada pelo GdA para a CADHP em abril de 2012.

 

13 juillet, 2012

Cidade feita por chineses em Luanda tem tudo, menos pessoas.

Classé dans : Politique,Société — cabinda @ 12:48

Cidade feita por chineses em Luanda tem tudo, menos pessoas. dans PolitiqueA cidade feita por chineses em Luanda tem tudo, menos pessoas. O governo anunciou recentemente que uma parte dos apartamentos se destina a habitação social, podendo ser arrendados por pessoas com poucos rendimentos mas, ainda ninguém sabe exactamente como é que será feito o processo de selecção de habitantes e os mais cínicos argumentam que tudo não passa de uma manobra eleitoralista antes das eleições de 31 de Agosto.

Também se desconhece o que irá acontecer aos apartamentos que não forem vendidos. 

Ler o artigo completo (PUBLICO)

29 juin, 2012

Julgar a República: Meia-dúzia de malandros receberam dinheiro que puseram na Suíça e entregaram Cabinda a criminosos

Classé dans : Politique,Société — cabinda @ 21:50

Os Reis de Cabinda eram afilhados da Casa Real Portuguesa e tinham honras de fidalgos-parentes. É infame terem ligado o Reino de Cabinda a Angola.

Alguns grandes republicanos ganharam muito com a descolonização. Sabemos que há meia-dúzia de malandros que tinham fortunas em África, fizeram-se com quem cobiçava os territórios, receberam por isso, puseram o dinheiro na Suíça e entregaram aquilo a criminosos.

Por João Ferreira Rosa (Julgar a República)

28 mai, 2012

Nem independência nem autonomia “…o que nós pretendemos é a paz”.

Classé dans : Politique,Société — cabinda @ 6:37
Nem independência nem autonomia “…o que nós pretendemos é a paz”. dans Politique Bento-e-Nzita2-300x166Bento Bembe, Nzita pai e Nzita filho, são a farinha do mesmo saco. Depois de tantos anos de luta, de sacrifícios e vidas perdidas para uma causa justa, ontem pretendia a vitória final, depois negociações sem condições com o Governo angolano, mais hoje afirma que « (…) Nós não pretendemos mais a independência, nem mesmo a autonomia. O que nós pretendemos é a paz para os cabindenses. (…) Não reivindicamos o dinheiro do petróleo, mas as infra-estruturas (…) ». Assina o Nzita Tiago, sempre apresentado como o libertador do Povo de Cabinda. Quem é o peru da farsa ?
Para mais detalhes, ler o artigo de Novo Jornal.
TRADUCTION
Bento Bembe, Nzita père et Nzita fils,  c’est la farine du même sac. Après tant d’années de lutte, de sacrifices et de vies perdues pour une cause juste, hier il prétendait la victoire finale, puis des négociations sans conditions avec le gouvernement angolais, mais aujourd’hui, en l’espace de quelques jours, il affirme que  « (…) Nous ne prétendons plus l’indépendance, ni même l’autonomie. Ce que nous prétendons c’est la paix pour les Cabindais. (…) Nous ne revendiquons pas l’argent du pétrole, mais des infrastructures (…) ». Signé Nzita Tiago, souvent présenté comme le libérateur du Peuple de Cabinda. Qui est le dindon de la farce ?
Pour plus de détails, lire l’article de Novo Jornal.

22 avril, 2012

COMMUNICATION DU FLEC-ORIGINEL, L’UNLC ET LE CNRPC SUR LES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME AU CABINDA

Classé dans : Politique,Société — cabinda @ 8:14

Radio

EXTRAIT DE LA COMMUNICATION DU FLEC-ORIGINEL, L’UNLC ET LE CNRPC SUR LES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME AU CABINDA, A L’A'TTENTION DES HONORABLES MEMBRES DE LA COMMISSION AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES.

Cette communication datée de février dernier, rédigée en anglais, français et portugais, fait suite au rapport publié en décembre de l’année dernière par la Commission des droits de l’homme de l’Union Africaine. C’est la réponse du collectif des trois mouvements cabindais. Cette communication illustrée de de 54 pages comporte 11 volets sur les différents points pour lesquels la Commission a demandé des éclaircissements aux parties angolaises et cabindaises :

  1. Position géographique du territoire de Cabinda et population ;
  2. Les traités de protectorat conclus entre le Portugal et les populations autochtones, dites indigènes : leur validité au regard du droit international contemporain ;
  3. Le Cabinda et le Congo portugais ;
  4. La question identitaire chez les Cabindais ;
  5. Le statut juridique du territoire de Cabinda sous le régime de l’Estado Novo ;
  6. L’occupation du territoire de Cabinda par les éléments du MPLA ;
  7. La création du FLEC, ses composantes, début des scissions au sein du mouvement nationaliste cabindais et ses conséquences ;
  8. L’accord d’Alvor (15/01/1975) : l’invalidité de l’article 3 concernant Cabinda ;
  9. La question de l’appartenance de Cabinda à l’Angola : le principe de l’uti possidetis est-il ou non applicable dans le cas spécifique de Cabinda ?

10.La responsabilité partagée de l’ONU, l’OUA et le Portugal dans la situation actuelle de Cabinda ;

11. Les négociations entre les mouvements cabindais et les autorités de l’Angola ;

12. Pourquoi le mémorandum de entendimento (d’entente) pour la paix au Cabinda est rejeté par la population et connaît-il des difficultés ?

13. Pétrole et bilan des 36 ans de gestion de Cabinda par l’Angola ;

14. La question des violations des droits de l’homme au Cabinda ;

15. Conclusion (requête du collectif des mouvements signataires).

Sur la question des violations des droits de l’homme, il conviendrait avant tout de préciser la nature des rapports sociaux existant entre Angolais et Cabindais. Un slogan fort répandu chez les Angolais qui dit à propos des Cabindais : « OWANDA MVIDI YA MBONDO ! » (Il faut tuer ce chien vili de Cabindais) ! (Sic).

Ces mots fortement intériorisés dans le subconscient angolais justifient à suffisance les comportements brutaux, inhumains et cyniques du MPLA et des forces armées angolaises et de sécurité au Cabinda.

Dès les premiers jours de l’invasion du Cabinda par les forces du MPLA / FAPLA[1] le 2 novembre 1974, deux Cabindais ont été assassinés, parmi lesquels, le nationaliste Paulo BAVECA du village de Subantando.

La répression du MPLA contre le Peuple de Cabinda a été immédiatement dénoncée par un responsable de l’UNITA à l’occasion d’une conférence de presse tenue cette même année[2].

En mars 1976, après l’attaque du Campement de Bonde Grande par les forces de libération du FLEC, les forces conjointes FAPLA – troupes cubaines de l’expédition « Carlota » ont détruit et brûlé les villages avoisinants de la région de Lucula do Zenze. La nature des combats et les moyens disproportionnés utilisés peuvent être observés sur la vidéo diffusée en ligne sous le titre « Cuban Invasion of Cabinda in 1975 »[3].

A cette occasion, plusieurs villageois vieillards ont été faits prisonniers et déportés à l’Ile de São Nicolau (un camp de concentration dans le sud de l’Angola) y trouvant la mort. D’autres ont été abattus vifs et enterrés dans une fosse commune dans la plaine de Ntandu Mbambi, située entre le village de Cunda et la Mission Catholique de Zenze. Parmi eux, figurent le Catéchiste Aleixo NZAU du village Mabiala, Faustino Nenga de Chinsua, etc.

En 1977, le Gouvernement angolais du MPLA toujours dans sa logique d’extermination des enfants du Cabinda qui n’ont commis de crime que celui de revendiquer leurs droits les plus légitimes d’exister en tant que peuple à part entière, a procédé à deux (2) séances de fusillade publique de deux (2) groupes de nationalistes et cadres cabindais, l’une à la frontière sud avec la RDC (Yema-Nto) et l’autre à la frontière nord avec la RDC et le Congo-Brazzaville.

Le déploiement massif des militaires angolais sur toute l’étendue du territoire du Cabinda estimés à 60.000 hommes de troupes place ce territoire et sa population dans un état de siège permanent.

En effet, en quittant la frontière de Massabi (Nzassi) à Buco Mazi en passant par Bitchekete et Landana, il y a un bataillon des Forces Armées Angolaises (FAA) en brousse, dont les éléments ont été disposés tous les 10 mètres le long de la route sur une distance de près de 2 kilomètres.

Du carrefour Bitchekete jusqu’à Miconje (nord du territoire) en passant par Dinge, Necuto, Buco-zau et Belize, c’est le même dispositif mis en place.

De Chiamazi jusqu’à Lucula do Zenze et de Fortaleza à la frontière de Yema le même scénario.

A côté de tous ces bataillons disséminés sur le territoire, il y a des régiments dans les centres principaux, les forces de police et du Ministère de l’Intérieur.

Craignant toujours des éventuelles attaques des nationalistes, ces militaires se frottent aux populations civiles, violant les femmes et procédant à des mariages forcés. Le but de toutes ces pratiques recommandées par le Gouvernement Central est d’effacer au fur et à mesure, l’identité cabindaise.

Afin de vaquer à leurs occupations champêtres, les populations sont tenues d’attendre les ordres des chefs militaires. La détention du fusil traditionnel de chasse est strictement interdit. Même les plantations des paisibles mères d’enfants sont souvent dévastées sous prétexte de servir de source d’alimentation pour les combattants du FLEC.

Ces violations des droits de l’homme devenues monnaie courante et systématiques depuis l’occupation du territoire en novembre 1974[4], sont commises par les éléments des forces de l’ordre, de l’Armée et de la sécurité angolaises qui répriment sans ménagement, torturent la population[5] et infligent des sévices corporels aux malheureuses victimes, emprisonnent arbitrairement, détruisent les biens personnels des populations surtout celles de la région nord du territoire où sont concentrés la plupart des accrochages avec les éléments armés du FLEC, violent, assassinent impunément les populations suspectées d’apporter leur appui aux mouvements de la résistance armée cabindaise ou, lorsqu’elles manifestent leur mécontentement ou désapprobation à la politique territoriale du Gouvernement, obligent ceux-ci par une répression féroce, le chômage, la misère et la pauvreté, à s’exiler vers les pays voisins, d’où les mouvements des réfugiés enregistrés dans plusieurs pays de la région ou du monde, malgré les opérations récentes de rapatriement plus ou moins forcées engagées sous les auspices du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (ACNUR).

Ces violations ont pris de nouvelles proportions après les accords de paix de 2002 avec l’UNITA et le renforcement du contingent des troupes angolaises d’occupation stationnés dans le territoire.

Malgré les dénonciations et les démentis habituels proférés par les autorités angolaises, la question des violations des droits de l’homme au Cabinda a souvent fait l’objet de débats au niveau de plusieurs institutions sans pour autant exercer un quelconque impact sur le comportement de l’Armée angolaise et autres éléments des forces de l’ordre assiégeant le territoire dans la mesure où les auteurs dites violations restent impunies[6], échappant ainsi aux procédures et sanctions prévues par les instruments internationaux, notamment par le résolution des Nations Unies A/RES/3074 (XXVIII) du 3 décembre 1973 sur la coopération internationale en matière de détection, arrestation et châtiment des coupables de crimes de guerre et contre l’humanité. C’est le cas au niveau :

a)       de l’ONU (Commission des droits de l’homme) qui y a envoyé une mission[7] dirigée par la Représentante Spéciale du Secrétaire général qui en a fait rapport. L’ONU déplore cependant que le Gouvernement angolais ne donne pas systématiquement suite à toutes ses correspondances sur les cas de violation des droits de l’homme portés à sa connaissance, notamment en ce qui concerne l’interdiction frappant les activités de Mpalabanda – Association Civique de Cabinda pour la défense des droits de l’homme[8] ;

b) du Parlement Européen[9] ;

c) de la Chambre des Représentants du Congrès et le Département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique[10];

d) de plusieurs organisations de défense des droits de l’homme (Amnesty International, Human Right Watch, Action des chrétiens pour l’abolition de la torture — ACAT-France[11]; Union Interafricaine des droits de l’homme – UIDH[12], etc.).

A l’instar de la situation vécue par le Peuple de Timor Oriental, les témoignages des réfugiés, les rapports de la sous-commission des droits de l’homme des Nations Unies, du Département d’Etat Américain et des ONG, du clergé autochtone et de la Société Civile, tout comme les reportages des agences de presse tout semble démontrer que les caractéristiques décrites dans la Convention du 9 décembre 1948 sur la prévention et la répression du crime de génocide se retrouvent toutes dans les traitements infligés à la population de Cabinda.

La politique de répression, de musellement et d’intimidation menée par les autorités d’occupation s’exerce à tous les niveaux, y compris dans les milieux échlaésistiques où les prêtres autochtones sont congédiés avec la bénédiction du Vatican et remplacés par leurs homologues venus d’Angola[13]. Celle-ci s’est manifesté par :

  • l’interdiction en juillet 2006 des activités de Mpalabanda, organisation civique pour la défense des droits de l’homme au Cabinda[14] ;
  • l’arrestation à intervalles rapprochés de M. Raul Danda[15] et Agostinho Chicaia, militants des droits de l’homme, emprisonnés durant plusieurs semaines de septembre à octobre 2006, de José Fernando Lelo, un correspondant de la Voie de l’Amérique (VOA) au Cabinda, arrêté, condamné[16] en 2008 pour délit d’opinion, ainsi que celle de Mme. Sarah Wykes Jill, une investigatrice de nationalité britannique travaillant pour le compte de Global Witness dans le cadre du projet « Transparency », arrêtée en février 2007 accusée d’espionage[17], expulsée du pays le 18 mars 2007, celle du juriste Francisco Luemba (dont le seul motif d’inculpation semble être celui d’avoir eu à écrire un livre sur Cabinda), du prêtre Raul Tati[18] (ancien vicaire du diocèse de cabinda), de Belchior Lanso Tati (économiste et enseignant d’université), de Pedro Fuca (un employé de Chevron), Zeferino Pauti (un ancien offcier de police), ainsi que d’autres malheureuses victimes[19] que nous ne pouvons citer ici, arrêtés abusivement après les malheureux évènements de janvier 2010, soit une cascade d’arrestations opérées sur la base d’une loi (loi n° 7/78) sur les crimes contre la sécurité de l’Etat, une loi pourtant en déshérence pour d’avoir été adoptée à l’époque où l’Angola vivait sous le régime du parti unique.
  • L’arrestation en juillet 2011 de neuf activistes des droits de l’homme qui tentaient de remettre une lettre aux membres d’une délégation de l’Union Européenne présente à Cabinda[20].

L’Angola ayant depuis lors opté pour le multipartisme, modifié sa constitution et adhéré à plusieurs conventions et traités internationaux sur les droits de l’homme, cette loi n’a plus de raison d’être conservée en l’état pour être une source d’abus de pouvoir.

Aucune enquête sérieuse sur les nombreuses informations faisant état de violation des droits de l’homme, exécutions sommaires et extrajudiciaires, actes de torture, viols et détentions arbitraires entre autres, perpétrées au Cabinda par les forces de police et de l’armée angolaises n’a été effectuée en profondeur par les organisations compétentes en la matière[21]. Toutes les demandes formulées dans ce sens sont restées lettres mortes, le gouvernement angolais restant silencieux sur la question[22].

Human Rights Watch (HRW) a démontré par exemple que, de septembre 2007 à mars 2009, au moins 38 personnes suspectées d’être des rebelles ont été arrêtées et détenues par l’armée angolaise et des agents des services de police à Cabinda, puis soumises à la torture, avant d’être présentées devant un juge civil et mises en prison. HRW soupçonne deux officiers de l’armée d’être directement impliqués dans ces actes de torture[23].

Ces violations s’étendent même dans les pays voisins devenus des satellites de l’Angola.

Les constats des violations des droits de l’homme au Cabinda ont pour dénominateur commun : la négation par l’Angola de la reconnaissance du droit du peuple de ce territoire à l’autodétermination, un droit usurpé en 1975 avec la complicité des dirigeants militaires portugais au pouvoir après la chute de la dictature salazariste.

Sur cette question des droits l’homme, il est observé un silence peu habituel de la part des pays considérés comme à l’avant-garde de la défense des droits de l’homme et des peuples, ceux-là étant plus préoccupés par les intérêts suscités par les importants gisements de pétrole du territoire que par les idéaux et principes qu’ils sont sensés défendre, l’Angola étant devenue, depuis les accords de paix de Lusaka conclus en 2002 entre les autorités angolaises et l’opposition armée de l’UNITA, un pays attractif pour le monde des affaires et de la finance.

Par C. C. Pados.

N.B.: Ceux désirant obtenir une copie du rapport devront se rapprocher des dirigeants des mouvements concernés.

19 avril, 2012

Militares da FLEC encontrados sem vida, indica campanha de eliminação de quadros militares desta organisação independentista.

Classé dans : Politique,Société — cabinda @ 8:12

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