22 avril, 2012

COMMUNICATION DU FLEC-ORIGINEL, L’UNLC ET LE CNRPC SUR LES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME AU CABINDA

Classé dans : Politique,Société — cabinda @ 8:14

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EXTRAIT DE LA COMMUNICATION DU FLEC-ORIGINEL, L’UNLC ET LE CNRPC SUR LES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME AU CABINDA, A L’A'TTENTION DES HONORABLES MEMBRES DE LA COMMISSION AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES.

Cette communication datée de février dernier, rédigée en anglais, français et portugais, fait suite au rapport publié en décembre de l’année dernière par la Commission des droits de l’homme de l’Union Africaine. C’est la réponse du collectif des trois mouvements cabindais. Cette communication illustrée de de 54 pages comporte 11 volets sur les différents points pour lesquels la Commission a demandé des éclaircissements aux parties angolaises et cabindaises :

  1. Position géographique du territoire de Cabinda et population ;
  2. Les traités de protectorat conclus entre le Portugal et les populations autochtones, dites indigènes : leur validité au regard du droit international contemporain ;
  3. Le Cabinda et le Congo portugais ;
  4. La question identitaire chez les Cabindais ;
  5. Le statut juridique du territoire de Cabinda sous le régime de l’Estado Novo ;
  6. L’occupation du territoire de Cabinda par les éléments du MPLA ;
  7. La création du FLEC, ses composantes, début des scissions au sein du mouvement nationaliste cabindais et ses conséquences ;
  8. L’accord d’Alvor (15/01/1975) : l’invalidité de l’article 3 concernant Cabinda ;
  9. La question de l’appartenance de Cabinda à l’Angola : le principe de l’uti possidetis est-il ou non applicable dans le cas spécifique de Cabinda ?

10.La responsabilité partagée de l’ONU, l’OUA et le Portugal dans la situation actuelle de Cabinda ;

11. Les négociations entre les mouvements cabindais et les autorités de l’Angola ;

12. Pourquoi le mémorandum de entendimento (d’entente) pour la paix au Cabinda est rejeté par la population et connaît-il des difficultés ?

13. Pétrole et bilan des 36 ans de gestion de Cabinda par l’Angola ;

14. La question des violations des droits de l’homme au Cabinda ;

15. Conclusion (requête du collectif des mouvements signataires).

Sur la question des violations des droits de l’homme, il conviendrait avant tout de préciser la nature des rapports sociaux existant entre Angolais et Cabindais. Un slogan fort répandu chez les Angolais qui dit à propos des Cabindais : « OWANDA MVIDI YA MBONDO ! » (Il faut tuer ce chien vili de Cabindais) ! (Sic).

Ces mots fortement intériorisés dans le subconscient angolais justifient à suffisance les comportements brutaux, inhumains et cyniques du MPLA et des forces armées angolaises et de sécurité au Cabinda.

Dès les premiers jours de l’invasion du Cabinda par les forces du MPLA / FAPLA[1] le 2 novembre 1974, deux Cabindais ont été assassinés, parmi lesquels, le nationaliste Paulo BAVECA du village de Subantando.

La répression du MPLA contre le Peuple de Cabinda a été immédiatement dénoncée par un responsable de l’UNITA à l’occasion d’une conférence de presse tenue cette même année[2].

En mars 1976, après l’attaque du Campement de Bonde Grande par les forces de libération du FLEC, les forces conjointes FAPLA – troupes cubaines de l’expédition « Carlota » ont détruit et brûlé les villages avoisinants de la région de Lucula do Zenze. La nature des combats et les moyens disproportionnés utilisés peuvent être observés sur la vidéo diffusée en ligne sous le titre « Cuban Invasion of Cabinda in 1975 »[3].

A cette occasion, plusieurs villageois vieillards ont été faits prisonniers et déportés à l’Ile de São Nicolau (un camp de concentration dans le sud de l’Angola) y trouvant la mort. D’autres ont été abattus vifs et enterrés dans une fosse commune dans la plaine de Ntandu Mbambi, située entre le village de Cunda et la Mission Catholique de Zenze. Parmi eux, figurent le Catéchiste Aleixo NZAU du village Mabiala, Faustino Nenga de Chinsua, etc.

En 1977, le Gouvernement angolais du MPLA toujours dans sa logique d’extermination des enfants du Cabinda qui n’ont commis de crime que celui de revendiquer leurs droits les plus légitimes d’exister en tant que peuple à part entière, a procédé à deux (2) séances de fusillade publique de deux (2) groupes de nationalistes et cadres cabindais, l’une à la frontière sud avec la RDC (Yema-Nto) et l’autre à la frontière nord avec la RDC et le Congo-Brazzaville.

Le déploiement massif des militaires angolais sur toute l’étendue du territoire du Cabinda estimés à 60.000 hommes de troupes place ce territoire et sa population dans un état de siège permanent.

En effet, en quittant la frontière de Massabi (Nzassi) à Buco Mazi en passant par Bitchekete et Landana, il y a un bataillon des Forces Armées Angolaises (FAA) en brousse, dont les éléments ont été disposés tous les 10 mètres le long de la route sur une distance de près de 2 kilomètres.

Du carrefour Bitchekete jusqu’à Miconje (nord du territoire) en passant par Dinge, Necuto, Buco-zau et Belize, c’est le même dispositif mis en place.

De Chiamazi jusqu’à Lucula do Zenze et de Fortaleza à la frontière de Yema le même scénario.

A côté de tous ces bataillons disséminés sur le territoire, il y a des régiments dans les centres principaux, les forces de police et du Ministère de l’Intérieur.

Craignant toujours des éventuelles attaques des nationalistes, ces militaires se frottent aux populations civiles, violant les femmes et procédant à des mariages forcés. Le but de toutes ces pratiques recommandées par le Gouvernement Central est d’effacer au fur et à mesure, l’identité cabindaise.

Afin de vaquer à leurs occupations champêtres, les populations sont tenues d’attendre les ordres des chefs militaires. La détention du fusil traditionnel de chasse est strictement interdit. Même les plantations des paisibles mères d’enfants sont souvent dévastées sous prétexte de servir de source d’alimentation pour les combattants du FLEC.

Ces violations des droits de l’homme devenues monnaie courante et systématiques depuis l’occupation du territoire en novembre 1974[4], sont commises par les éléments des forces de l’ordre, de l’Armée et de la sécurité angolaises qui répriment sans ménagement, torturent la population[5] et infligent des sévices corporels aux malheureuses victimes, emprisonnent arbitrairement, détruisent les biens personnels des populations surtout celles de la région nord du territoire où sont concentrés la plupart des accrochages avec les éléments armés du FLEC, violent, assassinent impunément les populations suspectées d’apporter leur appui aux mouvements de la résistance armée cabindaise ou, lorsqu’elles manifestent leur mécontentement ou désapprobation à la politique territoriale du Gouvernement, obligent ceux-ci par une répression féroce, le chômage, la misère et la pauvreté, à s’exiler vers les pays voisins, d’où les mouvements des réfugiés enregistrés dans plusieurs pays de la région ou du monde, malgré les opérations récentes de rapatriement plus ou moins forcées engagées sous les auspices du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (ACNUR).

Ces violations ont pris de nouvelles proportions après les accords de paix de 2002 avec l’UNITA et le renforcement du contingent des troupes angolaises d’occupation stationnés dans le territoire.

Malgré les dénonciations et les démentis habituels proférés par les autorités angolaises, la question des violations des droits de l’homme au Cabinda a souvent fait l’objet de débats au niveau de plusieurs institutions sans pour autant exercer un quelconque impact sur le comportement de l’Armée angolaise et autres éléments des forces de l’ordre assiégeant le territoire dans la mesure où les auteurs dites violations restent impunies[6], échappant ainsi aux procédures et sanctions prévues par les instruments internationaux, notamment par le résolution des Nations Unies A/RES/3074 (XXVIII) du 3 décembre 1973 sur la coopération internationale en matière de détection, arrestation et châtiment des coupables de crimes de guerre et contre l’humanité. C’est le cas au niveau :

a)       de l’ONU (Commission des droits de l’homme) qui y a envoyé une mission[7] dirigée par la Représentante Spéciale du Secrétaire général qui en a fait rapport. L’ONU déplore cependant que le Gouvernement angolais ne donne pas systématiquement suite à toutes ses correspondances sur les cas de violation des droits de l’homme portés à sa connaissance, notamment en ce qui concerne l’interdiction frappant les activités de Mpalabanda – Association Civique de Cabinda pour la défense des droits de l’homme[8] ;

b) du Parlement Européen[9] ;

c) de la Chambre des Représentants du Congrès et le Département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique[10];

d) de plusieurs organisations de défense des droits de l’homme (Amnesty International, Human Right Watch, Action des chrétiens pour l’abolition de la torture — ACAT-France[11]; Union Interafricaine des droits de l’homme – UIDH[12], etc.).

A l’instar de la situation vécue par le Peuple de Timor Oriental, les témoignages des réfugiés, les rapports de la sous-commission des droits de l’homme des Nations Unies, du Département d’Etat Américain et des ONG, du clergé autochtone et de la Société Civile, tout comme les reportages des agences de presse tout semble démontrer que les caractéristiques décrites dans la Convention du 9 décembre 1948 sur la prévention et la répression du crime de génocide se retrouvent toutes dans les traitements infligés à la population de Cabinda.

La politique de répression, de musellement et d’intimidation menée par les autorités d’occupation s’exerce à tous les niveaux, y compris dans les milieux échlaésistiques où les prêtres autochtones sont congédiés avec la bénédiction du Vatican et remplacés par leurs homologues venus d’Angola[13]. Celle-ci s’est manifesté par :

  • l’interdiction en juillet 2006 des activités de Mpalabanda, organisation civique pour la défense des droits de l’homme au Cabinda[14] ;
  • l’arrestation à intervalles rapprochés de M. Raul Danda[15] et Agostinho Chicaia, militants des droits de l’homme, emprisonnés durant plusieurs semaines de septembre à octobre 2006, de José Fernando Lelo, un correspondant de la Voie de l’Amérique (VOA) au Cabinda, arrêté, condamné[16] en 2008 pour délit d’opinion, ainsi que celle de Mme. Sarah Wykes Jill, une investigatrice de nationalité britannique travaillant pour le compte de Global Witness dans le cadre du projet « Transparency », arrêtée en février 2007 accusée d’espionage[17], expulsée du pays le 18 mars 2007, celle du juriste Francisco Luemba (dont le seul motif d’inculpation semble être celui d’avoir eu à écrire un livre sur Cabinda), du prêtre Raul Tati[18] (ancien vicaire du diocèse de cabinda), de Belchior Lanso Tati (économiste et enseignant d’université), de Pedro Fuca (un employé de Chevron), Zeferino Pauti (un ancien offcier de police), ainsi que d’autres malheureuses victimes[19] que nous ne pouvons citer ici, arrêtés abusivement après les malheureux évènements de janvier 2010, soit une cascade d’arrestations opérées sur la base d’une loi (loi n° 7/78) sur les crimes contre la sécurité de l’Etat, une loi pourtant en déshérence pour d’avoir été adoptée à l’époque où l’Angola vivait sous le régime du parti unique.
  • L’arrestation en juillet 2011 de neuf activistes des droits de l’homme qui tentaient de remettre une lettre aux membres d’une délégation de l’Union Européenne présente à Cabinda[20].

L’Angola ayant depuis lors opté pour le multipartisme, modifié sa constitution et adhéré à plusieurs conventions et traités internationaux sur les droits de l’homme, cette loi n’a plus de raison d’être conservée en l’état pour être une source d’abus de pouvoir.

Aucune enquête sérieuse sur les nombreuses informations faisant état de violation des droits de l’homme, exécutions sommaires et extrajudiciaires, actes de torture, viols et détentions arbitraires entre autres, perpétrées au Cabinda par les forces de police et de l’armée angolaises n’a été effectuée en profondeur par les organisations compétentes en la matière[21]. Toutes les demandes formulées dans ce sens sont restées lettres mortes, le gouvernement angolais restant silencieux sur la question[22].

Human Rights Watch (HRW) a démontré par exemple que, de septembre 2007 à mars 2009, au moins 38 personnes suspectées d’être des rebelles ont été arrêtées et détenues par l’armée angolaise et des agents des services de police à Cabinda, puis soumises à la torture, avant d’être présentées devant un juge civil et mises en prison. HRW soupçonne deux officiers de l’armée d’être directement impliqués dans ces actes de torture[23].

Ces violations s’étendent même dans les pays voisins devenus des satellites de l’Angola.

Les constats des violations des droits de l’homme au Cabinda ont pour dénominateur commun : la négation par l’Angola de la reconnaissance du droit du peuple de ce territoire à l’autodétermination, un droit usurpé en 1975 avec la complicité des dirigeants militaires portugais au pouvoir après la chute de la dictature salazariste.

Sur cette question des droits l’homme, il est observé un silence peu habituel de la part des pays considérés comme à l’avant-garde de la défense des droits de l’homme et des peuples, ceux-là étant plus préoccupés par les intérêts suscités par les importants gisements de pétrole du territoire que par les idéaux et principes qu’ils sont sensés défendre, l’Angola étant devenue, depuis les accords de paix de Lusaka conclus en 2002 entre les autorités angolaises et l’opposition armée de l’UNITA, un pays attractif pour le monde des affaires et de la finance.

Par C. C. Pados.

N.B.: Ceux désirant obtenir une copie du rapport devront se rapprocher des dirigeants des mouvements concernés.

19 avril, 2012

Militares da FLEC encontrados sem vida, indica campanha de eliminação de quadros militares desta organisação independentista.

Classé dans : Politique,Société — cabinda @ 8:12

Clique aqui para ouvir um despacho da voz da América.

7 mars, 2012

« Os « Maus » portugueses são responsáveis pela situação em Cabinda ».

Classé dans : Politique,Société — cabinda @ 16:44

« Os « Maus » portugueses são responsáveis pela situação em Cabinda »

Profundo conhecedor da realidade de Cabinda, Pinheiro da Silva afirma que a entrega do Ultramar aos movimentos comunistas por parte do MFA destruiu a unidade das ex- colónias e qualifica de «criminosa» a atitude dos dirigentes portugueses ao procurarem «unira artificialmente e administrativamente um amontoado de tribos sem qualquer ponto de contacto».

8 de Novembro de 2005.

Ler Pinheiro da Silva, antigo secretário de Educação em Angola.

6 mars, 2012

Governador colonial apupado em Cabinda

Classé dans : Politique,Société — cabinda @ 14:25

O governador da colónia angolana de Cabinda, Mawete João Batista, foi ostensivamente apupado no principal estádio local de futebol, Chiazi, por ocasião de um jogo particular entre Angola e os Camarões.

Orlando Castro

25 février, 2012

CADA « RETORNADO » QUE MORRE É PARTE DE UMA BIBLIOTECA QUE SE INCENDEIA!

Classé dans : Politique,Société — cabinda @ 22:54

A independência das colónias forçou meio milhão de portugueses a tomarem parte numa ponte aérea que os desembarcou em Lisboa trazendo a amargura na bagagem e tendo de se adaptar a uma terra que, em muitos casos, não conheciam. Este blog fala de retornados, espoliados, de gente que perdeu as suas casas e os seus bens, e que, sem receber quaisquer indemnizações do Estado português, continuam nos seus sonhos a revisitar África.

Para ler mais, clique aqui

Angola – L’éventuelle succession de Dos Santos comme président de l’Angola suscite appétits et divisions.

Classé dans : Politique,Société — cabinda @ 20:29

L’éventuelle succession de José Eduardo Dos Santos, au pouvoir depuis 1979, suscite appétits et divisions au sein de son parti au pouvoir selon un ténor du parti. Parmi les successeurs potentiels, sa fille aînée Isabel, femme d’affaires.

Cliquez ici pour lire l’information complète.

21 février, 2012

União Africana nomeia relator especial para analisar queixas de Cabinda

Classé dans : Non classé — cabinda @ 21:33

Segundo unm informe da Agência de Notícias de Portugal, a União Africana (UA) nomeou um relator especial para analisar as queixas dos independentistas de Cabinda contra o governo de Angola, informa hoje a agência noticiosa IRIN.

Clique aqui para ler a totalidade do informe.

25 janvier, 2012

Artesãos preservam cultura em Cabinda

Classé dans : Société — cabinda @ 19:06

Artesãos preservam cultura em Cabinda

Clique aqui para olhar a video

17 janvier, 2012

Angolan imperial dictator to assist former colonial power

Classé dans : Politique,Société — cabinda @ 22:41

1 janvier, 2012

OU EST RODRIGUES MINGAS ?

Classé dans : Non classé — cabinda @ 11:51

Selon toute vraisemblance, Rodrigues Mingas, porte-parole circonstanciel d’un des groupes militaires qui luttent sur le terrain contre l’occupation angolaise de Cabinda et qui avait en janvier 2010 revendiqué l’attaque du convoi transportant la délégation de l’équipe nationale togolaise se rendant à Cabinda par voie terrestre afin de participer aux compétitions de la CAN  2010, serait encore en prison en région parisienne. Affaire à suivre.

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